Plateau : Des agents de la police universitaire gazés, plusieurs arrestations

Les agents de la de Côte d’Ivoire en grève depuis 2 mois, ont été gazés ce mercredi 3 octobre 2018, par la police, à la . Plusieurs arrestations.

Les agents de la police universitaire de Côte d’Ivoire ne sont pas du tout contents de leurs conditions de travail et de vie. Ils l’expriment depuis le mois de juin 2018, dans les différentes universités où ils sont installés. Ils l’ont fait savoir par une manifestation ce mercredi 3 septembre 2018 à la place de la république Abidjan-Plateau.

A lire aussi. Grandes injustices sous Ouattara (acte 5) : Un policier et une princesse de Sakassou en prison sans jugement depuis 12 ans

Après la réhabilitation des universités de Côte d’Ivoire (Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa) par les nouvelles autorités ivoiriennes en 2012, Ibrahim Cissé Bacongo, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’alors, avait institué une police universitaire pour prendre soin des nouveaux matériels pédagogiques.

5 ans sans statut

Cependant, les agents de la police universitaire ne perçoivent pas leur salaire régulièrement. Ils sont entrés plusieurs fois en grève pour réclamer leur dû. C’est ainsi qu’ils ont, lancé un mouvement de grève depuis juin passé. Diezon Deza, porte-parole des grévistes, avait donné les raisons de leur mécontentement en ces termes: « L’État, sous l’ère du ministre Cissé Bacongo, a recruté 600 jeunes pour constituer la police universitaire. Et depuis 5 ans, notre employeur n’est pas capable de définir le salaire de la police universitaire. Trop, c’est trop ! ». Avant d’indiquer : « Ça fait deux mois que la police universitaire est en grève. Nous avons utilisé la voie pacifique pour nous faire entendre par l’Etat de Côte d’Ivoire, mais jusque-là rien ».

Notons que la réhabilitation de toutes les universités publiques ivoiriennes, notamment les universités Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Nangui Abrogoua d’Abobo-Adjamé et Péléforo Gbon Coulibaly de Korhogo, avait été confiée à Sidi Kagnassi, un entrepreneur malien devenu roi du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) en Côte d’Ivoire, pour la somme de 180 milliards de francs CFA. Le cortège de ce dernier avait même été bloqué par les agents lors d’une manifestation en septembre dernier.

Roxane Ouattara

Les grandes (in)justices de l’ère Ouattara (acte 4) : Esclavagisme à la Police universitaire de Bacongo ?

Personnalités liées avec l’article