L'ambassadeur du Pacte social chargé de l'Emploi des jeunes et de l'Entrepreneuriat, Fabrice Lago, cadre du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), a publié, mardi 25 août 2026, une tribune sur l'employabilité des diplômés de l'Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM), l'établissement ivoirien qui forme les officiers de la marine marchande et les professionnels du secteur maritime et de la pêche.

Fabrice Lago précise que sa position ne consiste pas à demander à l'Etat d'employer automatiquement tous les jeunes qu'il forme. « L'Etat n'a pas vocation à être l'employeur de toute la jeunesse. Mais il a une responsabilité fondamentale. Former en fonction des besoins de l'économie et se préoccuper de l'employabilité de ceux qu'il forme », écrit-il.

Accord de pêche UE-Côte d’Ivoire critiqué par le PPA-CI
Fabrice Lago, du PPA-CI, a dénoncé lundi 17 août 2026 les termes de l’accord de pêche thonière entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne.

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Le cadre du PPA-CI relève que près de 3 000 marins ivoiriens sont actuellement sans emploi, alors que la Côte d'Ivoire ne dispose pas d'une flotte maritime nationale offrant suffisamment de débouchés à ces professionnels. Il rappelle que le gouvernement justifie le recours aux navires européens par l'absence de technologie et de moyens suffisants pour exploiter les ressources thonières du pays.

Des questions sur l'accord de pêche avec l'UE

Fabrice Lago interroge les retombées du nouvel accord de pêche entre la Côte d'Ivoire et l'Union européenne (UE), qui autorise 25 thoniers senneurs et 7 palangriers à pêcher dans les eaux ivoiriennes, pour une référence de 6 100 tonnes de thon par an. Il demande notamment combien de marins ivoiriens sont effectivement embarqués et quel transfert de compétences est organisé dans le cadre de ce protocole.

Le responsable du PPA-CI plaide pour une politique cohérente reliant formation, insertion professionnelle et accompagnement à l'entrepreneuriat, à travers la création d'une Banque de l'entrepreneuriat destinée à financer les diplômés que l'Etat ne peut pas employer directement.