L'ambassadeur du Pacte social chargé de l'Emploi des jeunes et de l'Entrepreneuriat, Fabrice Lago, cadre du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), a publié, mardi 25 août 2026, une tribune sur la situation des diplômés de l'Institut national de formation professionnelle agricole (INFPA), établissement qui forme chaque année des centaines de jeunes aux métiers de l'agriculture, de l'élevage, de l'aquaculture et de la pêche, de l'agro-transformation, du machinisme agricole et du foncier rural.
Fabrice Lago rappelle que les élèves ne bénéficiant pas de l'aide alimentaire de l'Etat doivent s'acquitter de 200 000 FCFA de frais annuels, auxquels s'ajoutent les frais de restauration. Il évoque des conditions de vie difficiles dénoncées par des étudiants dans certains internats, liées à l'équipement, au matériel pédagogique et à l'hébergement.

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Le cadre du PPA-CI souligne que le diplôme de l'INFPA ne donne pas droit à un recrutement systématique dans la Fonction publique. Les diplômés souhaitant intégrer l'administration doivent passer un concours d'intégration organisé par le ministère de la Fonction publique, selon un nombre de postes limité.
Une limite d'âge fixée à 40 ans
Selon les informations relayées par Fabrice Lago, près de 3 000 diplômés de l'INFPA, toutes filières confondues, seraient en attente d'insertion professionnelle. Il relève que l'âge limite pour certains concours d'intégration serait fixé à 40 ans, réduisant les chances des candidats au fil des années d'attente.
Le responsable du PPA-CI demande aux ministères de l'Agriculture et de la Fonction publique de fournir des données précises sur le nombre de diplômés recrutés, insérés dans le secteur privé ou accompagnés dans la création d'entreprises agricoles. Il plaide pour une politique reliant formation, qualification, financement, insertion et emploi ou entrepreneuriat.
