Accusé de trahison, Affi répond : « Gbagbo seul connait ma capacité de résistance face à l’argent »

Pascal Affi N’Guessan répond aux attaques des GOR qui l’accusent d’avoir trahi le Front Populaire Ivoirien (FPI) et son fondateur Laurent Gbagbo.

Quand je venais au FPI, c’était pas cet havre qui fait rêver actuellement. C’était la galère. Nous autres cadres du FPI, directeurs centraux de l’administration, nous avons payé de nos poches pour contribuer à l’essor du parti.

Le parti unique a tenté de nous corrompre, d’autres sont partis mais en vain, nous sommes restés.

Raison pour laquelle quand certains disent que j’ai été acheté, sans brandir une preuve, je ris … Le président GBAGBO pouvait croire en tout, sauf ça. Lui seul connait la capacité de résistance de tous ses cadres face à l’argent. Dans les années 90, je n’ai pas mordu à l’hameçon pour de l’argent, pas maintenant où le FPI s’est fait une place.

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Même après l’arrestation du président GBAGBO, je pouvais fuir ou mordre à l’hameçon, mais j’ai fait ma conférence pour dénoncer tout, le résultat est là. J’ai fait la prison.

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Cadre Akan, c’était pas la rose dans ma région à cause de mes convictions dans les débuts. J’ai toujours été à couteau tiré avec certains parents. C’était le divorce d’avec eux, jusqu’à ce que je devienne un jour premier ministre. Et le président GBAGBO prit l’initiative d’aller me réconcilier avec mes frères en 2001. Ce fut le retour d’un fils victorieux …

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