Affrontements à Anono : Tiémoko Yadé Coulibaly, cadre du RDR, au cœur de l’affaire

Conflits fonciers à Anono, le lundi 2 octobre 2018
Conflits fonciers à Anono, le lundi 2 octobre 2018

Affrontements entre populations et forces de l’ordre, à , village de la commune de Cocody, ce lundi 2 octobre 2018. 12 blessés, circulation perturbée par des pneus incendiés dans les artères principales, commerces et banques fermés, meetings de candidats aux municipales empêchés. Au cœur de l’affaire : , cadre du RDR.

A l’origine, un conflit foncier portant sur une parcelle de 5 ha. Le village est opposé à Tiémoko Yadé Coulibaly, ex-président du Conseil économique et social (CES), actuel président du conseil régional du Poro. Tout a commencé tôt le matin, quand les villageois ont remarqué le déploiement des gendarmes sur le site litigieux. « Très tôt, ce matin, nous avons été informés de la présence d’une trentaine de cargos de la gendarmerie nationale qui ont pris position sur toutes les entrées du village d’Anono.

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Renseignement pris, ils seraient en mission pour exécuter une procédure de démolition de biens, selon une ordonnance de justice qu’ils avaient reçue. L’ordonnance est signée par le procureur général, Lévry Marie » a expliqué , chef de cabinet du chef Djorogo Nangui Sévérin. Qui a rappelé que le litige est pendant depuis 1996, en passant par la démolition des maisons en 2006. Le chef de cabinet a fait remarquer « qu’aucun chef, qu’il soit des Gnando ou des Tchagba, n’a signé d’attestation villageoise.

Affrontements à Anono, le lundi 2 octobre 2018
Affrontements à Anono, le lundi 2 octobre 2018

Ces lots ont été donnés à des fils du village. Ce terrain est la propriété du village d’Anono. Nous disons non. On a mille fois appelé Tiémoko Yadé à la discussion, depuis notre accession au pouvoir. Nous avons toujours prôné le dialogue. Au péril de notre vie, nous allons lutter pour ne pas que ce patrimoine échappe à notre village. Le village d’Anono a tout cédé. Nous disons stop ! Nous sommes fatigués mais nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout » a-t-il pesté.

« La chefferie a dénoncé l’usage de balles réelles dont des fourreaux ont été présentés à la presse, en plus des lacrymogènes et grenades qui ont été abondamment largués « 

Agah Aymar a saisi l’occasion pour inviter l’Etat à se saisir de ce dossier. Le secrétaire général de la chefferie, , a lancé un message d’apaisement. « Nous sommes dans une période très sensible et en plus, nous sommes entourés de plusieurs Institutions sans oublier que le chef de l’Etat habite ici. Nous avons donc intérêt à ne pas créer des grabuges » a-t-il ajouté.

La chefferie a dénoncé l’usage de balles réelles dont des fourreaux ont été présentés à la presse, en plus des lacrymogènes et grenades qui ont été abondamment largués dans le village. Le centre de santé n’a pas été épargné, indisposant les agents de santé et des malades. Quant aux jeunes, ils ont utilisé des jets de pierres, des bouteilles et des gourdins. La voie principale reliant Riviera II à a été coupée. Pis, les jeunes promettent de menacer le scrutin du 13 octobre. Notons que le calme est revenu aux environs de 15h.

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