Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a détaillé jeudi 22 octobre 2026, à Abidjan-Plateau, les leviers du gouvernement pour transformer l'agriculture ivoirienne. Il s'exprimait au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), lors d'une conférence intitulée « Secteur informel et agro-industriel : articulation pour une transformation structurelle ».
Il a rappelé la vision du président Alassane Ouattara : « une agriculture moderne, productive, compétitive, moteur central de l'économie ivoirienne, et qui permet à ceux qui la font vivre de mieux vivre de leur travail ».

A LIRE AUSSI
Cette orientation figure dans le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Il prévoit la modernisation de l'agriculture, le renforcement des chaînes de valeur, la promotion de l'investissement privé et la réduction de l'informalité.
Le gouvernement veut « passer d'une agriculture de produits primaires à une agriculture de produits directement consommables ». Il prévoit d'installer des agropoles dans les grandes régions pour encadrer les productions et organiser les producteurs artisanaux, tout en réduisant la pression fiscale.
Traçabilité et valeur ajoutée locale
Selon le ministre, ce dispositif doit permettre de « travailler plus efficacement et d'avoir des revenus plus élevés », pour les agriculteurs comme pour toute la chaîne de valeur. La traçabilité des produits, de la plantation jusqu'à la sortie du pays, fait partie de cette transformation.
Le président du CESEC, le docteur Eugène Aka Aouélé, a replacé le sujet dans un contexte d'après café-cacao, la Côte d'Ivoire étant le premier producteur mondial de cacao. Sa chambre consultative doit selon lui intervenir par anticipation pour « mieux valoriser notre potentiel agricole en développant la transformation locale de nos productions, la création de valeur ajoutée et les emplois qui en découlent ». Il a ajouté que l'enjeu est de sécuriser l'approvisionnement des agro-industries et de renforcer la participation du secteur informel à la création de richesse.
