Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a procédé le vendredi 31 juillet 2026 à Grand-Béréby au lancement d'un programme intérimaire de développement des filières palmier à huile et coco. La mesure vise à repositionner la Côte d'Ivoire parmi les principaux producteurs et transformateurs de ces deux cultures.
Selon le ministre, ce programme constitue une phase pilote destinée à poser les bases d'une mise en œuvre plus large des stratégies en préparation pour les deux filières. Il a résumé l'objectif fixé pour le coco en évoquant la volonté de "reconstruire une filière coco sinistrée pendant trop longtemps".
Plus de 100 000 hectares de nouveaux vergers de cocotiers prévus
Le secteur du coco est confronté à une faible productivité des vergers existants et à des difficultés d'accès aux plantations villageoises. Le gouvernement prévoit l'implantation de plus de 100 000 hectares de nouveaux vergers de cocotiers sur dix ans, dans le cadre d'une stratégie nationale en cours d'élaboration. Les avancées de la recherche agronomique ont permis la mise au point de nouvelles variétés, qui rendent possible la culture du cocotier dans plusieurs régions du pays où elle n'existait pas auparavant.

A LIRE AUSSI
Un investissement de 1 077 milliards de FCFA pour le palmier à huile
Pour la filière palmier à huile, Bruno Nabagné Koné a annoncé une nouvelle stratégie d'appui au développement d'un coût global de 1 077 milliards de francs CFA. Le gouvernement fixe plusieurs objectifs : faciliter l'accès aux engrais et aux plants certifiés pour améliorer les rendements, remettre en état les pistes de desserte agricole et ouvrir l'accès au crédit pour permettre aux producteurs de moderniser leurs outils de production industrielle.

A LIRE AUSSI
Félix Anoblé, président du conseil d'administration du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco, a pour sa part exhorté les pépiniéristes à produire des plants certifiés afin de garantir la compétitivité des deux filières. Il a insisté sur la nécessité de développer la transformation locale, seule capable selon lui de créer des emplois et de générer davantage de valeur ajoutée pour les producteurs ivoiriens.

