Le gouvernement ivoirien a fixé à 310 francs CFA (FCFA) le kilogramme le prix d'achat du coton-graine de premier choix pour la campagne cotonnière 2026-2027. Le deuxième choix sera payé 285 FCFA le kilogramme. Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, l'a annoncé mardi 3 novembre 2026, lors d'une conférence de presse tenue au 23ᵉ étage de l'immeuble CAISTAB, au Plateau, à Abidjan.

L'écart entre les deux qualités est de 25 FCFA par kilogramme. Le président du conseil d'administration du Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK), Jérôme Ehui, et le directeur général de l'institution, Mamadou Berté, assistaient le ministre. Le CCAK a ensuite transmis ces décisions à l'ensemble des acteurs de la filière.

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Le gouvernement a également arrêté le prix des intrants, c'est-à-dire des produits nécessaires à la culture. Le sac de 50 kg d'engrais NPK (azote, phosphore, potassium) est fixé à 18 100 FCFA. Le sac de 50 kg d'urée coûtera 17 050 FCFA. Les insecticides sont facturés 35 000 FCFA par hectare.

29,3 milliards de FCFA mobilisés par l'État

Pour soutenir la campagne, l'État débloque une enveloppe globale de 29,3 milliards de FCFA. Elle se divise en deux lignes : 22,5 milliards de FCFA pour le complément de prix, soit près de 77 % du total, et 6,8 milliards de FCFA pour les intrants agricoles.

Le complément de prix permet de maintenir le prix payé aux producteurs au niveau annoncé. Les prix des intrants fixés par le gouvernement, eux, déterminent ce que les cotonculteurs déboursent avant même la récolte.

Le gouvernement dit vouloir « soutenir leurs revenus » et consolider la compétitivité de la filière cotonnière ivoirienne. Le CCAK, de son côté, met en avant son rôle dans la « régulation, le suivi et le développement durable » de la filière. Le coton est cultivé dans le nord du pays, où il constitue une source de revenus pour de nombreuses familles rurales.