Le gouvernement ivoirien entend restructurer la production animale nationale. Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présidé, lundi 14 septembre 2026 à la Primature à Abidjan, le lancement officiel du Projet de préparation pour le financement des activités de développement de l’élevage en Côte d’Ivoire (PPF Économie animale).
Cette initiative dispose d'une enveloppe de 1 086 957 Unités de compte (UC), financée avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD) et l'appui de la Banque mondiale. Ce dispositif s'inscrit dans la Politique nationale de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture (PONADEPA 2026-2030), déclinée du Plan national de développement (PND 2026-2030).

A LIRE AUSSI
L'objectif affiché par l'exécutif est de répondre à la hausse de la consommation intérieure de viande et de lait, stimulée par la croissance démographique et la poussée urbaine. Actuellement dépendante des approvisionnements extérieurs pour satisfaire la demande locale, la Côte d'Ivoire cherche à réduire ses importations pour renforcer sa sécurité alimentaire.
Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Touré, a précisé la stratégie opérationnelle. Le plan vise l'ensemble de la chaîne de valeur : production d'aliments, soins vétérinaires, abattage, conservation par le froid, distribution et suivi sanitaire des cheptels.
Secteur privé sollicité pour 2 300 milliards FCFA
L'État prévoit la création de 14 zones spécifiques dédiées à l'économie animale et à l'économie bleue. Ces espaces doivent regrouper producteurs, industriels, organismes de recherche et institutions financières sur un même site.
Le modèle économique repose sur l'engagement des entreprises. Les autorités attendent plus de 2 300 milliards de FCFA d'investissements privés pour moderniser la filière. Le secteur public se concentrera sur l'immatriculation du bétail, la traçabilité sanitaire et l'accès aux crédits bancaires pour les éleveurs.
