PND 2026-2030 : Kini Comoé appelle à investir dans le vivrier
PND 2026-2030 - Le ministre délégué Bernard Kini Comoé a invité les investisseurs à soutenir la transformation des filières vivrières, jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan.
Le ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a exhorté les investisseurs nationaux et internationaux à accompagner la transformation des filières vivrières. Il présente ce secteur comme l'un des leviers de croissance du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le ministre s'exprimait jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan, à l'hôtel Sofitel Ivoire, lors d'un panel du Groupe consultatif pour le financement du PND 2026-2030. Il partageait la tribune avec le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, et le ministre du Commerce et de l'Industrie, Ibrahim Kalil Konaté.
Devant les investisseurs privés présents, Bernard Kini Comoé a détaillé la stratégie gouvernementale destinée à créer un cadre attractif pour les capitaux, à travers de grands projets structurants. Le développement de vastes périmètres irrigués pour la riziculture figure parmi les priorités : un potentiel de 200 000 hectares irrigables est à l'étude, dont un périmètre de 16 000 hectares dans la région de la Bagoué et un autre de 30 000 hectares dans la région de Kossou.
L'État annonce des exonérations fiscales pour les opérateurs privés
Selon le ministre, l'État financera les barrages, canaux d'irrigation et aménagements hydroagricoles, avant de confier leur exploitation au secteur privé via des concessions et partenariats. Des mesures incitatives accompagnent ce dispositif : exonérations fiscales sur les équipements agricoles et réduction pouvant atteindre 95 % sur le carburant destiné à la mécanisation.
Bernard Kini Comoé a par ailleurs mis en avant le potentiel industriel du manioc, du maïs et des cultures maraîchères, encore peu exploité en transformation agroalimentaire. Il a cité la politique d'incorporation de farine de manioc dans la farine boulangère, destinée à réduire les importations de blé, ainsi que le développement de chaînes du froid et de centres de collecte pour limiter les pertes post-récolte.
Le ministre délégué a enfin rappelé le poids du secteur vivrier dans la création d'emplois pour les jeunes et les femmes, et présenté les réformes foncières en cours comme un complément aux investissements publics et privés pour la sécurité alimentaire du pays.