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Réforme électorale en Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo rejette la méthode du gouvernement

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by Sandrine Kouadjo
Simone Gbagbo lors de la rentrée solennelle de l'Alliance des Femmes Leaders pour le développement (AFLD) pour l'année 2024/2
Simone Gbagbo lors de la rentrée solennelle de l’Alliance des Femmes Leaders pour le développement (AFLD) pour l’année 2024/2025 © Crédit photo Sercom DR

Simone Ehivet Gbagbo et plusieurs acteurs politiques réclament une concertation nationale inclusive pour la création d'un nouvel organe électoral indépendant.

Les partis politiques, personnalités et organisations de la société civile signataires de la proposition de loi portant création d'un Haut Conseil électoral (HCE) ont exprimé leur désaccord, le lundi 29 juin 2026, face à la démarche du gouvernement. Lors d'une conférence de presse, Simone Ehivet Gbagbo a dénoncé le caractère unilatéral de la réforme de la gouvernance électorale présentée par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, le 22 juin dernier.

Lire aussi : Dialogue national inclusif : Bédié exige la libération des « détenus politiques et militaires »

Pour les initiateurs de ce projet, les échanges organisés par la Primature ne constituent qu'une simple séance d'information sur des décisions déjà actées, et non un véritable processus de dialogue national. Selon eux, définir les règles du jeu démocratique exige une approche inclusive associant toutes les forces vives de la nation, afin de garantir la transparence et la confiance des citoyens dans le processus électoral.

Une exigence d'indépendance totale

Sur le fond, le groupe plaide pour l'instauration d'un organe électoral totalement soustrait à l'influence gouvernementale et partisane. La proposition de loi organique déposée le 8 mai dernier prévoit la mise en place d'une structure politico-technique responsable de l'organisation matérielle des scrutins.

Les signataires insistent sur l'exclusion de tout représentant du gouvernement ou de partis politiques au sein de cet organe de gestion, les réservant uniquement aux missions d'observation ou de contrôle. Le gouvernement est ainsi appelé à renoncer à une réforme unilatérale pour privilégier un large consensus national, condition indispensable pour prévenir de futures crises liées aux élections en Côte d'Ivoire.

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par Sandrine Kouadjo

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