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MASS 2026 : l’espace au service du développement de la Côte d’Ivoire

La deuxième édition du Marché Africain des Solutions Spatiales a débuté ce mardi 7 juillet 2026 à Abidjan pour intégrer les technologies satellites dans l'économie.

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by Sandrine Kouadjo
MASS 2026 : l’espace  au service du développement de la Côte d’Ivoire
MASS 2026 : l’espace au service du développement de la Côte d’Ivoire © Crédit photo DR

Abidjan a abrité, ce mardi 7 juillet 2026, l'ouverture de la 2ᵉ édition du Marché Africain des Solutions Spatiales (MASS), placée sous le thème « L'espace au service du développement : accélérer la transformation socio-économique de l'Afrique ». Institutions, collectivités, secteur privé et régions ont convergé vers un même message : l'espace n'est plus une affaire de scientifiques, mais un outil concret au service du développement des territoires africains.

Pendant trois jours, décideurs publics, entreprises, chercheurs et collectivités territoriales sont réunis à Abidjan pour la deuxième édition du Marché Africain des Solutions Spatiales (MASS). Un rendez-vous que le Commissaire général de l'événement, Fabrice Irié, a présenté comme bien plus qu'un simple salon mais qui permet de : « bâtir des ponts entre la science et les territoires, entre la technologie et les besoins humains, entre les décideurs et les innovateurs, entre l'Afrique d'aujourd'hui et l'Afrique que nous voulons construire », a-t-il énuméré.

Collectivités locales et patronat premiers bénéficiaires des solutions spatiales

Pour l'Union des villes et communes de Côte d'Ivoire, l'enjeu est avant tout territorial. Son représentant l'honorable Diarrassouba Soumaïla a rappelé que les solutions spatiales — numérique, satellitaire, data, intelligence artificielle — ne relèvent plus du luxe technologique : « elles sont devenues des instruments de gouvernance moderne, capables d'aider les communes à mieux planifier leur territoire, anticiper les risques et gérer l'urbanisation, l'agriculture ou la résilience climatique ».

L'intervention du ministre N'Guessan Lataille, au nom de l'Association des Régions et Districts de Côte d'Ivoire (ARDCI), a recentré le débat sur les besoins des territoires. Pour lui, le MASS constitue « une formidable plateforme de partenariat sud-sud ». Un satisfecit assorti d'une exigence : que les innovations présentées soient réellement conçues pour répondre aux besoins spécifiques des régions ivoiriennes et non plaquées de l'extérieur. « Nous attendons des recommandations concrètes et des partenariats durables pour nos régions », a-t-il insisté, faisant écho aux attentes déjà exprimées par les communes.

Lire aussi : Technologies spatiales: Abidjan accueille le premier salon MASS 2025

Au nom du patronat ivoirien, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI) a insisté sur la dimension économique de cette révolution. Pour Guy Arsène, représentant la CGECI « l'espace est aujourd'hui un outil de travail du quotidien », a-t-il souligné à la tribune, rappelant que cette valeur économique se déploie déjà « dans nos bureaux, nos usines et nos champs ». Pour la CGECI, la création, le 4 juin 2025, de l'Agence spatiale de Côte d'Ivoire est un acte politique fort, marquant l'entrée de la Côte d'Ivoire dans les ambitions technologiques de rang mondial et ouvrant la voie à de nouveaux relais de croissance pour les entreprises, notamment les PME.

Une stratégie nationale en sept piliers

Dernier temps fort de cette cérémonie d'ouverture, l'intervention du ministère de la Transition Numérique et de l'Innovation Technologique portée par le Conseiller Technique Hyacinthe Séka. Le message est clair : « l'Afrique, et la Côte d'Ivoire en particulier, ne doivent plus être spectatrices de la révolution spatiale, mais actrices à part entière ». Sous l'impulsion du Président , le pays a bâti une stratégie nationale du numérique déclinée en sept piliers intégrant pleinement les solutions spatiales : connectivité et infrastructures, transformation numérique de l'administration, écosystème de l'innovation, déploiement de l'intelligence artificielle, cybersécurité, développement des compétences, et redynamisation de l'écosystème postal et du e-commerce. En s'appuyant sur des exemples internationaux, à l'image de Shenzhen et de ses usages avancés des drones et de l'intelligence artificielle urbaine, le ministère a invité chercheurs, startups et PME à s'approprier ces technologies pour inventer des réponses proprement africaines à des défis africains.

De l'État aux collectivités territoriales, en passant par le secteur privé et les régions, un même fil conducteur a traversé cette cérémonie d'ouverture : faire des solutions spatiales un levier tangible de transformation pour les territoires africains, et non une vitrine technologique déconnectée des réalités du continent. Rendez-vous est pris durant ces trois jours (7, 8 et 9 juillet 2026) pour savoir si ces ambitions communes se traduiront, comme le souhaitent les régions, en partenariats durables et en solutions concrètes pour les populations.

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par Sandrine Kouadjo

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