Excision Bongouanou : cinq fillettes excisées, trois femmes devant la justice
Le Procureur de Bongouanou a annoncé le défèrement, mardi 7 juin 2026, de trois femmes accusées de mutilations génitales sur des enfants de 5 à 8 ans.
L'affaire a débuté dans la nuit du mercredi 1er juillet 2026. Alerte par le Commissaire de Police de Bongouanou concernant des mouvements suspects au domicile de Mariam Traoré, au quartier Kangandi, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Bongouanou a ordonné une intervention immédiate. Sur place, les forces de l'ordre ont découvert cinq fillettes, âgées de cinq à huit ans, qui venaient de subir une excision. Les victimes ont été conduites d'urgence à l'hôpital pour recevoir les soins médicaux nécessaires.
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Trois femmes ont été interpellées sur les lieux : Assata Sawadogo (60 ans), Manata Sawadogo (72 ans) et Mariam Traoré (31 ans), cette dernière étant la mère de l'une des fillettes excisées et nourrice de jumeaux. Une enquête a été ouverte et les suspectes ont été placées en garde à vue. À l'issue des investigations, elles ont été déférées devant le Parquet le mardi 7 juin 2026.
Des sanctions pénales sévères pour une pratique interdite
Les trois accusées doivent répondre de leurs actes devant le Tribunal Correctionnel des flagrants délits de Bongouanou. Les faits reprochés sont qualifiés de délit de mutilation génitale. Cette infraction est prévue et réprimée par les articles 394, 395, 396 et 397 du Code Pénal ivoirien.
Face à la gravité de cette affaire, le Procureur de la République a tenu à lancer un appel à la population. Il exhorte ceux qui s'adonnent encore à l'excision à abandonner cette pratique, la qualifiant de rétrograde et soulignant son interdiction stricte par les lois de la République de Côte d'Ivoire. Le communiqué rappelle également que les adeptes de cette pratique s'exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu'à de lourdes sanctions pénales.