Anne Ouloto persiste et signe « Il n’y a pas eu de génocide Wê, mais plutôt des tueries massives »

Anne Ouloto

a rencontré ce jeudi 9 mai 2019, les cadres des Régions du Guemon et du Cavally pour apporter des précisions sur l’affaire du Génocide Wé.

Devant des populations Wê ce jeudi 9 mai, à la salle de mariage de l’hôtel du district du Plateau, a persisté pour dire qu’il n’y a pas eu de génocide Wê, mais plutôt des tueries massives. 

Aux cadres et élus des Régions du Guemon et du Cavally, Anne Désirée Ouloto va déclarer : « J’ai vigoureusement et vraiment avec la dernière énergie, condamné les propos de cette dame politique () qui a parlé de génocide Wê à Duekoué. Peut-être que si elle avait été Wê, elle aurait connu la même souffrance que j’ai ressentie quand je l’ai entendu parce que là c’est le sang qui parle qui fait saigner les cœurs.

Dire à la nation que moi mes parents sont haïs par la nation. En Côte d’Ivoire on déteste les Wê c’est ce que ça veut dire au point de s’organiser pour dire que c’est une race qu’on va exterminer. Qui gouvernait quand le peuple Wê a été exterminé, a été tué en masse ? Il n’y a pas eu de génocide Wê c’est pourquoi il ne faut pas politiser. Le peuple Wê a payé très cher », a déclaré Anne Désirée Ouloto

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Pour la ministre ivoirienne, la définition du mot génocide ne cadre pas avec les tueries qui se sont passées à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

« En ce qui nous concerne, je peux le redire parce que je l’ai vécu avec nos parents, nous avons tous pleuré, il y a eu trop de morts, même un seul Wê qui aura été tué, c’est déjà inacceptable à plus forte raison dire, cent, deux cents et plus. Quel est l’enfant qui se réjouirait d’un tel sort ? Voyez-vous nous avons beaucoup pleuré dans le Guémon et le Cavally. Nous nous sommes accordés pour dire qu’il faut pardonner. On ne doit pas faire la politique avec la souffrance des autres. On sait que là ça fait mal si on touche le point-là, on va révolter les Wê. On ne doit pas faire de politique avec ce sujet. Accordons-nous pour continuer de soutenir qu’il y a eu des tueries massives, des atrocités, crime contre l’humanité en Côte d’Ivoire».

Avant de conclure « Les Wê ont été victimes de crime contre l’humanité, c’est de cela qu’il s’agit. Ces crimes qui ont frappé le pays et le peuple Wê, nous ne pouvons pas les oublier ».