Le ministre ivoirien de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, enchaîne les rencontres avec les bailleurs de fonds à Bangkok, en Thaïlande. Chef de la délégation de la Côte d'Ivoire, il participe aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, ouvertes le lundi 12 octobre 2026.

Le mercredi 14 octobre 2026, il s'est entretenu avec ses homologues de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et avec des responsables du FMI. Il a présenté les perspectives économiques du monde, de l'Afrique et de la sous-région, dans un contexte de tensions géopolitiques, de perturbations des prix de l'énergie et du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, et d'effets du phénomène climatique El Niño.

CPIA 2025 : la Côte d'Ivoire deuxième en Afrique avec 4,0
La Banque mondiale a relevé le score de la Côte d'Ivoire de 3,9 à 4,0 dans son évaluation CPIA 2025. Le pays est deuxième en Afrique, derrière le Rwanda.

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Selon le ministre, la croissance africaine est attendue à 4,2 % en 2026 puis 4,4 % en 2027. Dans l'UEMOA, elle devrait atteindre 6,1 % en 2026, après 6,5 % en 2025, et 6,4 % en 2027. Les réserves de change de l'union couvrent désormais plus de huit mois d'importations, ce qu'il juge encourageant.

« Nous sommes actuellement bien positionnés pour faire face aux incertitudes internationales. Mais on n'est jamais suffisamment préparé », a déclaré Adama Coulibaly, qui insiste sur la nécessité de dégager des marges budgétaires pour absorber les chocs extérieurs. Les discussions ont aussi porté sur l'endettement, qui touche les économies africaines comme les pays industrialisés, et sur l'intelligence artificielle.

Banque mondiale : un nouveau cadre de partenariat d'ici 2035

La délégation ivoirienne a ensuite rencontré le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Ce dernier a salué les résultats économiques du pays et un taux de décaissement des projets de 26 % en 2026. Il a annoncé la préparation d'un nouveau cadre de partenariat à l'horizon 2035, aligné sur les priorités du Plan national de développement (PND).

Les 17 milliards de dollars annoncés par l'institution doivent financer des programmes dans l'énergie, l'agriculture, le capital humain et les projets régionaux, avec la création d'emplois pour objectif. Adama Coulibaly a également rencontré le Trésor américain.

Les autorités ivoiriennes ont en outre été invitées à partager leur expérience de gestion des portefeuilles de projets. « Notre expérience est sollicitée partout », a relevé le ministre. À Bangkok, elles ont aussi évoqué avec des homologues thaïlandais une coopération agricole et rizicole. Une réunion plénière avec le FMI, en présence de son directeur général adjoint chargé de l'Afrique, doit clore le programme de la délégation.