L'ancien préfet d'Abidjan analyse la chute du régime Assad et ses implications pour la gouvernance politique, notamment en Afrique.

La transmission dynastique du pouvoir en et ses conséquences dramatiques inspirent une réflexion approfondie à . L'ancien préfet d'Abidjan examine la fin brutale des 54 années de règne de la famille Assad, marquée par la profanation de la tombe de l'ancien président Hafez.

Cette analyse intervient dans un contexte particulier, après la chute du régime de Bachar Al-Assad le 8 décembre 2024 et l'exil forcé du dirigeant syrien, treize ans après le début du conflit.

Les illusions du pouvoir perpétuel

« Comment nous pourrons contrôler les choses après nous pour qu'elles soient comme nous voulons qu'elles soient pour le reste de la vie de la planète Terre ? », s'interroge Toh Bi. Une question rhétorique qui souligne l'impossibilité de maintenir une emprise éternelle sur le pouvoir.

L'ancien préfet met en garde contre la tentation de « manigancer et organiser les choses pour que le pouvoir, après nous, revienne à nos enfants, à notre famille, à notre région, à notre ethnie, à notre Parti Politique ».

« Des Syrie, des Benglash, se répéteront ailleurs », prévient Vincent Toh Bi. Il invite les dirigeants à privilégier « des actes qui nous logent dans l'amour et dans le subconscient du peuple pour l'histoire ».

Cette réflexion s'accompagne d'un avertissement : « Dans notre position de pouvoir, on pense que ça n'arrive toujours qu'aux autres ». Un rappel que la légitimité politique ne peut reposer uniquement sur la force ou la durée du pouvoir.

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