Vincent Toh Bi critique la gestion des cadres de l’État et du RHDP
L'ex-préfet d'Abidjan interpelle publiquement le président de la République sur le comportement et le manque de redevabilité de certains ministres.
L'ancien préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, a publié jeudi 11 juin 2026 une lettre ouverte adressée au chef de l'État sur ses canaux de communication numérique. L'ex-administrateur civil dénonce l'attitude de plusieurs ministres et hauts cadres de l'appareil étatique. Selon lui, ces personnalités multiplient les décisions administratives incompréhensibles dont le coût social et politique fragilise directement la crédibilité du pouvoir exécutif.
L'auteur de la publication fustige l'exposition publique de biens matériels et l'organisation de célébrations somptueuses par des commis de l'État sur les réseaux sociaux. Il relève que ces pratiques s'écartent de la sobriété et de la discrétion observées par le président de la République. Vincent Toh Bi Irié note un relâchement des règles de rigueur et de déférence au sein des ministères, souvent constaté après plusieurs années d'exercice continu du pouvoir.
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La critique cible également l'arrogance de certains discours officiels envers les populations ainsi que la faiblesse des résultats présentés lors des séances d'information publique. L'ancien préfet évoque l'usage abusif des services de protection et des cortèges officiels par des personnes dépourvues de fonctions institutionnelles claires.
Un appel à préserver les libertés publiques
L'interpellation rappelle l'existence passée d'un comité de régulation à la Primature, chargé d'éviter les nominations nuisibles à la cohésion nationale. Vincent Toh Bi Irié s'inquiète des intimidations émanant de certains hauts cadres visant à restreindre les libertés garanties par la Constitution. Il demande au chef de l'État de choisir entre la protection de ses collaborateurs défaillants et l'écoute des observateurs critiques.