Le parti Générations et Peuples Solidaires (GPS), présidé par Guillaume Kigbafori Soro, a publié un communiqué ce lundi 14 septembre 2026 pour dénoncer l'inculpation de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du PPA-CI et ancien ministre, placé sous mandat de dépôt le 11 septembre 2026.
Selon GPS, la procédure a débuté par une plainte en diffamation déposée par le Rassemblement des houphouëtistes démocratiques pour la paix (RHDP), avant d'aboutir, à l'issue d'une seule audition, à un dossier comportant dix-sept chefs d'inculpation, parmi lesquels terrorisme, attentat contre l'autorité de l'État, complot et participation à un mouvement insurrectionnel, des charges passibles de la réclusion à perpétuité. Le parti estime que ces poursuites visent en réalité les dénonciations faites par Justin Koné Katinan sur l'orpaillage illégal et d'éventuelles complicités au sein de l'État, et cite la loi du 11 juin 2024 relative à la répression du terrorisme.

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GPS établit un lien entre cette affaire et la période postélectorale consécutive au scrutin d'octobre 2025, évoquant plus d'un millier d'arrestations et plusieurs dizaines de morts survenues selon le parti à cette période. Ces éléments n'ont pas fait l'objet d'un bilan officiel communiqué séparément par les autorités ivoiriennes.
Une solidarité affichée avec le PPA-CI
Dans son communiqué, Guillaume Kigbafori Soro affirme la solidarité de son parti avec le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI), avec Justin Koné Katinan et sa famille. GPS réclame la libération immédiate et sans condition de l'ancien ministre ainsi que l'abandon des charges de terrorisme, qu'il qualifie d'infondées. Le parti dit également alerter l'opinion nationale et la communauté internationale sur ce qu'il présente comme une dérive autoritaire des institutions ivoiriennes.
Cette sortie de GPS intervient après plusieurs autres réactions de partis d'opposition consécutives à l'inculpation de Justin Koné Katinan, dans un climat de tensions persistantes entre le pouvoir et une partie de l'opposition ivoirienne. Le RHDP n'avait pas répondu publiquement à ce communiqué à la date de publication de cet article.
