L'ancien secrétaire général du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep), Patrice Saraka, a répondu, samedi 12 septembre 2026, aux propos tenus par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, sur l'orpaillage illégal.

Lors d'une sortie à Fresco, le minsitère Amadou Coulibaly avait affirmé que l'orpaillage clandestin n'était pas un phénomène récent et avait accusé l'opposition de chercher à s'en servir pour inquiéter les populations. Dans sa réponse, Patrice Saraka conteste cette lecture et estime que le gouvernement cherche à minimiser un problème qu'il juge non résolu depuis plus d'une décennie.

Un rappel des alertes environnementales depuis 2013

L'ancien responsable du Cojep rappelle que le Centre ivoirien d'antipollution (CIAPOL) alertait dès 2013 sur les impacts environnementaux de l'orpaillage, citant la présence de cyanure et de métaux lourds relevée dans des analyses menées à Hiré et à Korhogo, ainsi que du mercure détecté dans des poissons issus du lac de Kossou et commercialisés à Yamoussoukro. Il évoque également un rapport des Nations unies publié en 2015 sur les risques environnementaux, sanitaires et sociaux liés à cette activité.

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Patrice Saraka estime que le Groupe spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (Geloi), créé il y a cinq ans, n'est pas parvenu à endiguer le phénomène, malgré les opérations de démantèlement menées sur le terrain. Il considère que la mobilisation contre l'orpaillage clandestin dépasse les clivages partisans et qu'elle concerne l'ensemble des populations exposées aux pollutions des sols et des cours d'eau.

L'ex- secrétaire général du Cojep appelle à mesurer l'efficacité des politiques publiques à des indicateurs concrets, tels que la réhabilitation des terres dégradées et l'absence de contamination des denrées alimentaires au cyanure ou au mercure, plutôt qu'au nombre de sites démantelés ou de personnes interpellées.