Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP), a répondu, lundi 10 août 2026, aux critiques visant sa présence au défilé de l'indépendance du jeudi 7 août à Abidjan. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l'ancien ministre de la Jeunesse s'adresse à deux groupes de détracteurs.
Le premier rassemble des partisans de Guillaume Soro, qui l'accusent d'avoir « trahi l'opposition » en assistant à la cérémonie aux côtés du président Alassane Ouattara. Charles Blé Goudé leur répond qu'il n'appartient à aucun parti et ne partage « aucun idéal » avec eux. Il leur reproche leurs revirements successifs envers le chef de l'État, qu'il résume par une image récurrente dans son intervention : celle d'un « curseur » qui se déplace selon les alliances du moment.
Un rappel historique face aux panafricanistes
Le second groupe rassemble des personnalités se revendiquant panafricanistes, qui contestent le principe même de célébrer une indépendance jugée incomplète. Charles Blé Goudé leur oppose un rappel historique : sur les cinq présidents qu'a connus la Côte d'Ivoire depuis Félix Houphouët-Boigny, aucun n'avait, selon lui, refusé de célébrer le 7 août.

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Le dirigeant du COJEP précise que la décision de participer au défilé a été prise par chaque parti politique séparément, sans concertation de l'opposition dans son ensemble. Il indique s'y être rendu avec sa directrice de cabinet, son secrétaire général et plusieurs responsables de son mouvement, aux côtés d'une délégation du PDCI-RDA conduite par son porte-parole.
Charles Blé Goudé revient également sur son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), qu'il présente comme sa « plus grande victoire », obtenue selon lui grâce à une équipe d'avocats majoritairement ivoiriens. Il évoque par ailleurs les difficultés rencontrées à son retour en Côte d'Ivoire, sans détailler les démarches administratives concernées.
Dans la même vidéo, il annonce vouloir « rassembler » les Ivoiriens au-delà des clivages partisans et affirme ne pas chercher la validation de ses détracteurs mais celle du « peuple de la Côte d'Ivoire ». La publication, mise en ligne le jour même, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de vues et plus de deux mille réactions dans les heures suivant sa diffusion.
