Crise postélectorale 2010-2011 : le COJEP appelle le ministre Amadou Coulibaly à la retenue
Le COJEP a réagi mercredi 22 juillet 2026 aux propos d'Amadou Coulibaly, porte-parole du Gouvernement, sur la crise postélectorale de 2010-2011.
Le Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP) a publié mercredi 22 juillet 2026 une déclaration exprimant sa préoccupation après de récents propos d'Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, sur les évènements de la crise postélectorale de 2010-2011.
L'organisation ne conteste ni le droit au débat public ni la liberté d'appréciation des faits historiques. Elle estime toutefois que la fonction de porte-parole du Gouvernement impose une parole mesurée, rassembleuse et tournée vers l'avenir. Le COJEP rappelle que la Côte d'Ivoire mène depuis près de quinze ans un processus de reconstruction du tissu social et de réconciliation nationale qu'elle juge encore fragile.
L'organisation cite également l'acquittement définitif de l'ancien président Laurent Gbagbo par la Cour pénale internationale (CPI) pour les faits liés à la crise postélectorale. Pour le COJEP, cette décision judiciaire doit désormais structurer le traitement institutionnel de cette période et inciter la parole publique à s'inscrire dans le respect des décisions de justice.
Un appel à la retenue pour l'ensemble de la classe politique
Le COJEP invite Amadou Coulibaly à exercer sa fonction dans un esprit de mesure et de rassemblement, rappelant que les propos d'un porte-parole du Gouvernement sont perçus comme l'expression de la parole gouvernementale, au-delà de ses convictions politiques personnelles.
L'organisation étend cet appel à l'ensemble de la classe politique, majorité comme opposition, pour que le débat démocratique reste fondé sur le respect mutuel et la recherche de l'unité nationale. Elle souligne que les préoccupations actuelles des Ivoiriens portent sur l'emploi des jeunes, la santé, l'éducation, la justice, le pouvoir d'achat, la sécurité et le renforcement des institutions.
La déclaration est signée par Me Serge Ouraga, porte-parole du COJEP, qui réaffirme l'engagement de l'organisation pour une Côte d'Ivoire réconciliée, stable et prospère.