L'opposition politique ivoirienne cherche à accorder ses violons avant les futures échéances électorales. Mardi 1er septembre 2026, plusieurs responsables de formations politiques se sont rassemblés au siège du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) à Abidjan pour engager des concertations directes.
Parmi les figures présentes figurait Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des générations capables (MGC), venue accompagnée de quatre collaborateurs. Pascal Affi N'Guessan a représenté la Coalition des forces politiques pour l'alternative (CAP-Côte d'Ivoire), tandis que le député-maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, siégeait pour le compte d'Alternance démocratique en Côte d'Ivoire (ADCI). La délégation d'accueil du PPA-CI comprenait notamment Assoa Adou, Sébastien Dano Djédjé, Emmanuel Monnet et Hubert Oulaye. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA) n'a pas pris part aux discussions.

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Les échanges se sont déroulés à huis clos sans prise de parole publique à la sortie de la salle. L'objectif principal de ce rapprochement consiste à élaborer un cahier de revendications unifié portant sur les conditions d'organisation des prochains scrutins national et locaux.
Consultation politique face au calendrier parlementaire
Cette initiative intervient alors que le pouvoir exécutif privilégie un arbitrage législatif. Le gouvernement projette en effet de soumettre son texte de révision électorale aux députés lors de la rentrée parlementaire, écartant la tenue d'un forum de discussion tripartite.
Face à ce calendrier institutionnel, les différents groupes de l'opposition entendent formaliser des exigences conjointes relatives au découpage électoral, à la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) et au nettoyage du fichier électoral. D'autres sessions de travail techniques sont prévues dans les prochains jours pour finaliser ce document d'orientation commune.
