Face à la CEI, « l’opposition ivoirienne se perd dans des zigzags tactiques » révèle Ferro Bally
Ferro Bally analyse les contradictions de l'opposition ivoirienne face à la CEI. Entre contestation et participation, une stratégie mise en question.
« L'opposition, dans son ensemble, se perd dans des zigzags tactiques », affirme Ferro Bally dans son analyse du paysage politique ivoirien. Cette observation résume la position complexe des partis d'opposition face à la Commission électorale indépendante (CEI).
L'analyste souligne que chaque formation politique « se débat pour siéger à la CEI » tout en dénonçant son fonctionnement.
Une stratégie incohérente
« Pour être audibles et crédibles, elles ne commencent pas par le premier geste cohérent : démissionner de cette CEI », note Ferro Bally. Il rappelle les multiples tentatives de réforme, notamment la saisine du Conseil constitutionnel en août 2019.
L'analyste cite le cas du PPA-CI qui, « le 23 février 2023 et à son tour, a bénéficié d'arrangements politiques » pour intégrer la CEI.
Un système contesté mais maintenu
« Le régime est opposé à toute réforme d'une CEI aux ordres », écrit Ferro Bally, pointant un budget de 27,588 milliards de francs CFA pour une révision électorale qui reste inutilisé.
Cette situation révèle, selon l'analyste, une « complicité active » où l'opposition alterne entre contestation publique et participation au système qu'elle dénonce.
A LIRE AUSSI
- « Comment Ouattara veut déplacer la crise de l'illégalité de sa réélection vers la libération des prisonniers »
- Depuis Guiglo, Blé Goudé appelle à des contradictions intellectuelles
- Gbagbo à propos de l'arrestation de Pulchérie Gbalet: « vous nous arrêtez et vous ne gagnez rien »
- Doumbia Major à Kanigui : « tu as eu la chance d'avoir critiqué Soro au moment où il n'a plus le contrôle sur l'armé »
- Affaire Gbagbo : « près de 10 ans après, Affi n'a pu gagner le cœur de la grande majorité de l'électorat FPI »