Présidentielle ivoirienne 2025 : « Il n’y aura pas de CNT bis » prévient Adjoumani
Adjoumani a défendu la stabilité ivoirienne lors de la tribune Les Rendez-vous du RHDP le mercredi 23 juillet 2025 à Abidjan face aux tensions politiques avant la présidentielle ivoirienne.
Oasis de paix : l'expression revient sans cesse pour Kobenan Kouassi Adjoumani lors de la tribune Les Rendez-vous du RHDP mercredi 23 juillet 2025 à Abidjan. « Le pays est redevenu une oasis de paix grâce à Alassane Ouattara », revendique le porte-parole du parti au pouvoir. Une formule qui résonne comme un bilan des quinze années de gouvernance du président sortant face aux turbulences régionales actuelles.
Cette insistance sur la stabilité vise à valoriser l'héritage Ouattara avant la présidentielle d'octobre. Adjoumani oppose la tranquillité ivoirienne aux crises qui secouent le Mali, le Burkina Faso ou le Niger voisins. Un argument électoral qui mise sur l'aspiration des citoyens à la sécurité plutôt qu'aux bouleversements politiques.
Image internationale préservée
Le ministre d'État rejette catégoriquement l'idée d'un isolement diplomatique. « La Côte d'Ivoire n'est pas et ne sera jamais un État paria », martèle-t-il face aux critiques sur la démocratie ivoirienne. Cette déclaration vise l'opposition qui multiplie les démarches internationales pour alerter sur les conditions du scrutin à venir.
Adjoumani dénonce « l'activisme de certains hommes politiques qui se promènent sur tous les continents pour répandre l'opprobre sur notre pays ». Une allusion directe aux tournées diplomatiques de l'opposition pour sensibiliser les chancelleries étrangères. Le porte-parole gouvernemental y voit une stratégie contre-productive qui nuit à l'image du pays.
« Respecter la Côte d'Ivoire, c'est avant tout respecter les lois de la République. On peut ne pas être d'accord avec l'esprit ou la lettre d'une loi, mais cela ne change rien », a-t-il lancé. Pour lui, la présidentielle n'est pas un rendez-vous « d'exhibition » politique pour des hommes « invisibles en quête de visibilité. »
« Il n'y aura pas de CNT (Conseil national de transition) bis en Côte d'Ivoire », a affirmé le ministre d'Etat Kouassi Adjoumani, insistant que « l'élection présidentielle n'est pas un prétexte pour jeter l'opprobre sur son propre pays, aussi bien en interne qu'à l'extérieur. »
Processus électoral normalisé
Face aux tensions politiques croissantes, Adjoumani prône la sérénité. Le processus électoral « se déroule sans heurts et dans un esprit apaisé », assure-t-il. Cette présentation optimiste contraste avec les crispations observées autour du parrainage électoral et de l'éligibilité des principales figures d'opposition.
Le porte-parole du RHDP mise sur cette normalisation pour rassurer les partenaires internationaux. En présentant la Côte d'Ivoire comme un îlot de stabilité démocratique, le pouvoir espère limiter les pressions extérieures pour des réformes électorales. Une stratégie qui pourrait se heurter à la réalité des tensions sur le terrain politique ivoirien.
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