Le Dr Ahoua Don-Mello, ancien candidat à la présidentielle ivoirienne d'octobre 2025 et vice-président de l'Alliance internationale des BRICS chargé des projets stratégiques, a pris position mardi 1er septembre 2026 dans une tribune intitulée « En défense de la souveraineté nigérienne ». Il y apporte son soutien au général Abdourahamane Tiani après la tentative de coup d'État du samedi 29 août à Niamey.

Selon Ahoua Don-Mello, l'attaque a débuté par l'assaut de la base 101, qui abrite l'uranium repris à la France par le pouvoir nigérien, avant de viser les abords de la présidence. Il attribue l'échec des assaillants à la réaction de l'armée nigérienne, appuyée selon lui par des forces russes.

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L'ancien ministre de Laurent Gbagbo situe cette attaque dans la rupture des accords militaires et économiques entre Niamey et Paris, engagée après le coup d'État du général Tiani en juillet 2023. Il cite la reprise en main de la Somaïr, filiale du groupe français Orano, l'annulation du permis du gisement d'Imouraren et la renégociation du partage pétrolier, désormais fixé à 50 % pour le Niger contre 30 % auparavant.

« La révolution doit elle aussi être permanente »

Ahoua Don-Mello présente l'attaque du 29 août comme une riposte des perdants des réformes économiques nigériennes, qu'il attribue à la nationalisation des ressources minières et pétrolières engagée depuis 2023. Il avance une croissance du produit intérieur brut (PIB) nigérien de 10,3 % en 2024 et de 6,9 % en 2025, sans préciser la source de ces chiffres.

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Il appelle à l'accélération de l'architecture militaire de l'Alliance des États du Sahel (AES), qui réunit le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et regrette l'absence de réaction des autres pays africains, à l'exception de l'Algérie. « La révolution doit elle aussi être permanente », écrit-il, avant d'appeler les pays et peuples africains engagés dans la lutte pour la souveraineté à se mobiliser autour du Niger et de l'AES.

La prise de position de l'ancien candidat à la présidentielle ivoirienne intervient alors que le général Tiani a de nouveau mis en cause, après l'attaque du 29 août, les présidents français, béninois et ivoirien, qu'il accuse d'être les commanditaires de précédentes attaques contre la même base aérienne. Ni Abidjan ni Paris n'avaient réagi publiquement à ces accusations mardi.