Pascal Affi N'Guessan alerte le Forum Sages Afrique (CEDEAO) sur les blocages électoraux en Côte d'Ivoire. CEI contestée, exclusions politiques dénoncées.

Rencontre Forum Sages Afrique () – Pascal Affi N'Guessan le mercredi 9 juillet. Pascal Affi N'Guessan, président du FPI et candidat déclaré à la présidentielle d'octobre 2025, a dressé un bilan sombre des conditions électorales actuelles devant les éminentes personnalités ouest-africaines. « La situation politique nationale ne garantit pas à ce jour la tenue d'élections libres, crédibles et apaisées », a-t-il déclaré aux anciens dirigeants.

Cette mission diplomatique, menée par Boni Yayi (ex-président du Bénin), Goodluck Jonathan (ex-président du Nigeria) et Mohamed Ibn Chambas (ancien représentant spécial ONU), s'inscrit dans une démarche préventive à quatre mois du scrutin. L'objectif affiché consiste à « comprendre les défis qui entourent le processus électoral en rencontrant les différents acteurs ». Cette approche multilatérale témoigne de l'inquiétude régionale face aux risques de déstabilisation.

Système électoral sous surveillance

Affi N'Guessan a exposé en détail les dysfonctionnements institutionnels qui gangrènent le processus démocratique ivoirien. La Commission électorale indépendante () cristallise les tensions, ses règles de fonctionnement étant jugées « inacceptables et nécessitent une réforme en profondeur ». Le chef de l'opposition rappelle que cette institution « est au cœur de la crise de 2010-2011 », période qui a fait plus de 3 000 morts et plongé le pays dans le chaos.

L'exclusion de figures politiques de premier plan alimente également les griefs de l'opposition. , , et Charles se trouvent écartés de la liste électorale, privant leurs partisans de représentation politique. Cette situation crée un sentiment d'injustice et de non-inclusivité qui pourrait favoriser l'émergence de tensions sociales.

Médiation africaine activée

Le Forum des Sages, institué par les chefs d'État de la CEDEAO, déploie sa diplomatie préventive pour éviter une nouvelle crise post-électorale. « Le Forum est reconnu pour sa quête de la paix, de la démocratie et du dialogue », souligne Boni Yayi, mettant en avant la légitimité morale de cette instance. Cette intervention s'appuie sur l'expérience des anciennes personnalités qui ont réussi des transitions démocratiques dans leurs pays respectifs.

Pascal Affi N'Guessan a exprimé sa « gratitude aux éminentes personnalités du Forum pour cette initiative en faveur de la stabilité et du dialogue dans l'espace ouest-africain ». Cette reconnaissance témoigne de l'importance accordée par l'opposition à cette médiation externe, perçue comme un recours face aux blocages internes du système politique ivoirien.

Appel au dialogue renforcé

Face à ces défis multiples, le président du FPI plaide pour un « véritable dialogue politique afin de rassurer l'opinion nationale et internationale ». Cette démarche vise à créer les conditions d'élections « démocratiques, transparentes et inclusives » selon les standards internationaux. L'opposition considère que seule une approche concertée peut prévenir une répétition des violences passées.

Affi N'Guessan formule le vœu que « le leadership des membres du Forum des Sages contribue à accompagner la Côte d'Ivoire vers des élections apaisées, crédibles et porteuses d'espoir pour tous les Ivoiriens ». Cette sollicitation de la médiation régionale illustre les limites du dialogue politique interne et la nécessité d'une intervention extérieure pour débloquer la situation.

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