Le président d'Initiatives Pour La Paix (IPP), Konan Kouadio Siméon, connu sous les initiales KKS, a publié une tribune intitulée « Fête nationale : le miroir brisé de la République », au lendemain des cérémonies officielles du 7 août. L'ancien candidat à l'élection présidentielle y interpelle le chef de l'État sur l'état de la réconciliation nationale.

Dans ce texte, KKS relève l'absence, lors du défilé officiel, du président Alassane Ouattara, de l'ancien président Laurent Gbagbo et du président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam. Il estime que cette absence conjointe traduit l'inachèvement de la réconciliation entre les trois figures qu'il désigne comme les visages de la Côte d'Ivoire politique contemporaine. KKS rappelle avoir appelé, dans une tribune antérieure, les présidents Ouattara et Gbagbo à se rencontrer pour sceller ce qu'il nomme une « paix des braves », et affirme que Laurent Gbagbo comme Tidjane Thiam se sont dits favorables à une telle rencontre.

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Dans une vidéo diffusée lundi 10 août 2026, Charles Blé Goudé répond aux critiques après sa participation au défilé de l’indépendance du 7 août.

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L'auteur de la tribune situe ce constat en parallèle des affrontements intercommunautaires survenus à Alépé, dans le sud du pays, le jour même des célébrations, qui ont fait plusieurs morts à Kossandji. Il présente cet épisode comme la manifestation de tensions locales non résolues, qu'il relie à des rancœurs héritées de crises antérieures, dont celle de Nahio, où un homme avait justifié des violences par une vengeance liée à la crise postélectorale de 2010.

Un appel à l'ouverture d'un dossier de réconciliation

KKS demande au président Ouattara d'ouvrir ce qu'il appelle le dossier de la réconciliation vraie, avec Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Il précise que ses critiques visent la gouvernance et non les personnes, et revendique ne soutenir aucun camp politique. Dans sa tribune, il dénonce également deux pratiques qu'il désigne par les termes de « partocratie » et de « rattrapage régional », qu'il juge porteuses d'exclusion.

Konan Kouadio Siméon conclut son texte par un appel à la fraternité républicaine, en rappelant que les dirigeants actuels, à l'image de Félix Houphouët-Boigny et d'Henri Konan Bédié avant eux, ne resteront pas indéfiniment à la tête du pays, contrairement à la nation elle-même.