Côte d’Ivoire : Des employés d’une filiale d’Orange créent un syndicat, l’employeur menace de supprimer leurs postes ?

Selon diverses informations remontées par , un nouveau syndicat des employés du Groupement Orange Services (), filiale du Groupe Orange Côte d’Ivoire vient de voir le jour, pour la première fois. Dès lors, des menaces planeraient sur les principaux responsables.

Au GOS, il en faut du cran pour monter un syndicat. Mais face aux problèmes qu’ils rencontrent, des employés ont décidé de passer à l’action. C’est ainsi qu’un syndicat a été créé au sein de l’entreprise et porte des revendications sur certains points, notamment « l’absence de culture et de vision d’entreprise, le non-paiement des parts variables semestrielles contrairement à toutes les autres filiales Orange, la pratique du clientélisme et le paiement de primes secrètes avec les deniers de l’entreprise sans aucune base et équité, la non valorisation des compétences ivoiriennes avec la promotion quasi systématique à des postes de senior manager et manager des amis et proches », à en croire des responsables qui ont décidé de s’affilier au .

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Selon ceux-ci, le sectarisme serait érigé en mode de management au vu et au su de tous depuis plusieurs années dans cette entreprise. «Les nombreuses interpellations à l’endroit de la direction des actionnaires, des dirigeants du Groupe Orange et des autorités administratives ivoiriennes de l’emploi n’ont donné aucun résultat probant. Une chasse aux sorcières des différents responsables naît sous le mandat de l’ancienne directrice Fatoumata Sarr-Dieng, malheureusement poursuivie par son successeur,  », nous confie une source proche du dossier.

Birago Diène Moctar Beye
Birago Diène Moctar Beye

« Les responsables du syndicat sont accusés d’avoir dénoncé le traitement discriminatoire infligé à leurs collègues et réclamé le respect des principes et pratiques du groupe adoptés dans toutes les autres filiales Orange. Les responsables de cette section syndicale voient désormais leurs postes et leur tête mis à prix », indique notre source.

La section syndicale compte bien, selon nos sources, ne pas laisser les bras croisés. Elle compte user de ses droits de recours auprès des organisations régaliennes ivoiriennes, en vue de préserver les emplois de ses membres.

Selon une source proche du service de la communication, la direction générale n’est point opposée à la création d’un syndicat. « Nous ignorons sur la base de quelle information vérifiable, certaines personnes évoquent des suppressions de vote, visant des syndicalistes. Aucune note de service, aucune annonce lors d’une réunion de rédaction, rien », nous a répondu un membre de la communication.

Roxane Ouattara

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