Exclusif / Plateau : Retour en détails sur le hold-up électoral le plus stupide de l’histoire (Acte 1)

Ivoire Soir Numérique n°001 du lundi 22 octobre 2018
Ivoire Soir Numérique n°001 du lundi 22 octobre 2018

n°001 du lundi 22 octobre 2018. Ces événements se déroulent de 14h le jour de la proclamation des résultats des élections locales en Côte d’Ivoire (dimanche 14 octobre 2018) à 14h le lendemain.

Au , Jack Bauer n’a jamais autant bien porté son surnom. Après 24 heures chrono, Jacques Gabriel Ehouo, candidat du PDCI est arrivé à bout du hold-up électoral le plus stupide de l’histoire de la Côte d’Ivoire, en ce sens qu’il était trop flagrant pour réussir. Au cœur du putsch, , candidat du RHDP. Retour en détails sur ces deux jours d’intrigues, de pressions diplomatiques, médiatiques et politiques.

14h ce dimanche 14 octobre 2018

Au siège du PDCI à Cocody, les avocats de , sont prêts à donner une conférence de presse. Une heure avant, à Daoukro, Henri Konan Bédié, 84 ans, enrageait. Il dénonce un brigandage électoral, dans ce fief auquel il tient particulièrement pour son histoire : jamais le Plateau, cœur administratif de la Côte d’Ivoire, n’a basculé dans l’escarcelle d’un autre parti politique depuis son indépendance. Félix Houphouët-Boigny y a exercé comme premier maire africain.

Bédié instruit son secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué et lui demande de présider personnellement la conférence qui devrait, au préalable se tenir dans un hôtel du Plateau. Il lui demande aussi d’instruire tous les candidats « spoliés » d’après lui, du PDCI, afin qu’ils saisissent directement des ambassadeurs. Un jour plus tard, Bédié dénoncera publiquement « l’immixtion du chef de l’Etat dans les décisions de proclamation des résultats des élections ».

15h :

Les avocats détaillent la tentative de hold-up électoral à la presse qui compte de nombreux médias internationaux. Pendant ce temps, à Angré Star 12, le président de la commission électorale indépendante 2 du Plateau, Oumar Camara, militant du RDR, qui avait, dans une rare insouciance, empêché l’équipe de Jacques Ehouo, d’assister à l’ouverture des urnes scellées, transfère 24 procès-verbaux fictifs de délibération à la CEI.

Cinq heures plus tôt, il s’était rendu au siège de la CEI 2 du Plateau, flanqué de policiers et s’était emparé des urnes, sans explications. Il avait disparu des locaux la veille à 22 heures, refusant de continuer le processus de compilation des résultats, après avoir reçu un coup de fil. Au cœur de la tentative de putsch électoral, un homme : Sourou Koné, cadre influent du RDR, vice-président de la Commission et surtout représentant personnel du président Alassane Ouattara au sein de la CEI. C’est à lui que Bédié fait allusion, quand il dénonce « l’immixtion du chef de l’Etat dans les décisions de proclamation des résultats des élections ». Mais pas seulement…

C’est Sourou Koné lui-même qui instruit le président de la CEI locale de transporter les urnes à Cocody. Pour comprendre l’activisme de ces militants du RDR dans les commissions locales du Plateau, il faut remonter à juin 2018. A cette date, toujours sur instruction de Sourou Koné, il était procédé à un remaniement au sein d’une des deux CEI. A cette date, le délégué du PDCI, Yéboué Angoua Yéboué mettait en garde, sans grand succès : « Une grosse fraude se prépare ». Personne ne l’écoutait, d’autant qu’on était en plein conflit Noël Akossi Nendjo VS Fabrice Sawegnon.

Depuis sa résidence de la Riviera Golf, le président Alassane Ouattara suit les événements. Il demande un rapport à son ministre de l’Intérieur. Ce dernier (…)

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