Ezaley : « Nous sommes sereins parce que la chambre dira le droit »

Ezaley
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Le maire sortant de la commune de , , a expliqué  le déroulement du « braquage des résultats » sortis des urnes. Il se dit confiant également après le recours introduit à la chambre administrative de la cour suprême.

Pouvez-vous nous expliquer les résultats de Grand-Bassam que vous rejetez ?

Nous avons été choqués simplement parce que ces résultats ne reflètent pas la réalité des résultats sortis des urnes. Ce sont des résultats qui ont été proclamés nous ne savons sur quelles bases. Puisqu’ après la clôture des votes le samedi, il y a eu un dépouillement bureau de vote par bureau de vote. Le PV des résultats par bureau de vote ont été signés et remis à chaque représentant de candidat.

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Nous, à partir des PV, nous avons fait un compilation, et déjà vers minuit 1h du matin, nous avions plus de 900 voix sur le second. Donc, mathématiquement, on était gagnant. Mais mieux, à partir des mêmes PV, il y a eu un recensement général des votes de la en présence de nos représentants le dimanche de 10 h à 13 h.

Bureau de vote par bureau de vote, ils ont compilés tous les PV en présence des représentants des deux candidats. Tous les chiffres ont été indiqués, et les différents candidats ont même signés ce document de la CEI. Sur cette base, nous attendions que la CEI fasse des totaux, pour proclamer à Bassam qui était le gagnant de ces élections. Cette proclamation au niveau local n’a pas été faite. Il y au eu un braquage des résultats sortis des urnes.

Avez-vous introduit un recours à propos de ces résultats ?

Nous avons mené plusieurs actions. Une action de communication en direction des hommes de média pour explique ce qui s’est passé, une action en direction de quelques  chancelleries, qui nous ont elles-mêmes appelées pour leur donner les éléments que nous avions.

Troisième élément, notre avocat avec ceux du qui ont été mis en notre disposition, nous avons monté un dossier pour faire un recours auprès de la chambre administrative et de la cour suprême via la CEI. Nous sommes sereins, confiants parce que la chambre dira le droit, puisque ce sont de hauts de magistrats connus intègres.

Bassam a été le théâtre de beaucoup de trouble à l’ordre public. Quel message à l’endroit de la population?

En ce qui me concerne, j’ai toujours à travers mes messages appelé nos militants à faire les choses de manière légale. Je pense qu’ils l’ont respectées. On nous a dit qu’il n’y avait pas de marche autorisée, ils n’ont pas marché. Je devais recevoir des chefs traditionnels et religieux dans une salle fermée pour non seulement leur dire merci pour le vote et la campagne électorale, cela a été refusé.

Nous n’avons pas provoqué, nous n’avons pas été contre tout ce qui est légal qui nous a été signifié. Au départ quand ces résultats fantaisistes ont été donné, il y a eu une montée de mouvement de contestation mais dans l’ensemble, je pense que les bassamois sont des personnes raisonnables. Nous avons demandé à nos amis de rester sereins, mobilisés certes, mais de ne pas poser des actes qui vont à l’encontre de ce qui est prévu par les textes qui ont été publiés.

L’ étant une fête emblématique, quel sera l’impact de cette situation, pourra-t-elle se tenir normalement cette année?

Je ne suis pas membre du comité d’organisation de l’Abissa, ensuite je pense que c’est une affaire traditionnelle, il y a la cour, les notables en relation avec les sept familles. Je n’ai assisté à aucune de ses réunions donc, je ne peux pas vous en dire plus.

Propos recueillis par Prince Beganssou

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