Inhumation de Kokora Perside, l’élève du lycée de Dimbokro, tuée le 11 décembre 2019

L’inhumation de Kokora Perside, élève du lycée de Dimbokro tuée le 11 décembre 2019 dans un mouvement pour des congés anticipés, a eu lieu le 22 février.

Après la levée du corps de Kokora Tanoh Kanga Perside à la morgue de la ville en présence des autorités administratives, politiques et de nombreux élèves et parents, le corps de la jeune élève du lycée de Dimbokro a été conduit au cimetière municipal par un imposant cortège funèbre où elle a été enterrée au milieu de pleurs, de chants et de prières.

L’événement qui s’est déroulé sans incident a été sécurisé par les forces de défense et de sécurité.

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Pour rappel, le mercredi 11 décembre 2019, des élèves à Dimbokro manifestaient pour anticiper les congés de Noël. Un drame s’est alors produit. La jeune Kokora Tanoh Kanga Perside, 14 ans, de la seconde C, qui sortait de sa salle de classe pour fuir les gaz lacrymogènes et se réfugier, a été fauchée par une balle.

Le Commissaire du Gouvernement, le Contre-amiral Ange Kessi, s’était personnellement transporté à Dimbokro pour conduire l’enquête. Le Procureur militaire avait promis de donner les résultats une fois l’enquête terminée.

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Après avoir requis l’autopsie du corps et entendu une centaine de témoins, en majorité des élèves, l’enquête avait abouti à l’arrestation de deux policiers, les sergents M.O Jean et K.S Kouakou en service à la section de la police criminelle du commissariat de Dimbokro. Ces deux policiers, qui opéraient en civil ce jour-là, ont été les seuls à avoir tiré.

Selon l’autopsie, une seule balle a atteint mortellement l’élève, ce qui suppose qu’un seul policier parmi les deux, a tiré. Le juge d’instruction militaire qui prendra le relais des enquêteurs, disposant de davantage de moyens juridiques, sera en mesure de déterminer avec précision lequel des deux policiers a effectivement tiré la balle meurtrière. Le policier, s’il est reconnu coupable, encourt 20 ans de prison.

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En effet, en mode maintien de l’ordre, on n’ouvre pas le feu sans autorisation du chef, sauf en cas de légitime défense. Ces deux policiers se trouvaient-ils en légitime défense face à des élèves qui ne leur lançaient, selon ces policiers, que des pierres alors qu’ils étaient équipés de matériels de protection contre les projectiles ?

Par ailleurs, le Commissaire du Gouvernement reproche au Commissaire de police de Dimbokro d’avoir violé une consigne de l’arme et envisage de le poursuivre. Les 2 sergents de police ne seront pas les seuls à comparaître devant le Tribunal Militaire d’Abidjan.

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Le Procureur militaire, le Contre-amiral Ange Kessi, estime que le chef de service, le Commissaire Z.T.Y, a également commis une faute pénale en autorisant que des policiers se transportent sur un théâtre du maintien de l’ordre munis d’armes létales.

Lorsque que des éléments sous les ordres d’un chef commettent des fautes, la responsabilité pénale de ce chef sera engagée directement ou indirectement selon la gravité des faits a rappelé le Contre-amiral Ange Kessi.

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