Kamiadji : L’histoire ordinaire d’une école publique en pleine zone cacaoyère

Inauguration de salles de classes à Kamiadji par la Fondation ICI

Dans le cadre de sa politique de construction de salles de classe dans les zones cacaoyères. La (ICI) a inauguré à , localité située à la lisière de la à environ 70 km de la région de San-Pedro, un bâtiment de trois salles de classe le jeudi 20 septembre 2018. 

Désiré Gbalou, directeur de l’Ecole primaire publique (Epp) de Kamiadji raconte ses difficultés depuis sa prise de fonction. « Notre école existe depuis environ vingt ans. Arrivés depuis 2014, nous y avons trouvé des enseignants bénévoles dans les classes de fortune. C’est une immense joie qui m’anime aujourd’hui parce que nous revenons de loin.

Désiré Gbalou, directeur de l’Ecole primaire publique (Epp) de Kamiadji

Je n’y croyais pas jusqu’à ce que l’entrepreneur arrive et commence les travaux du bâtiment. Plusieurs Organisations non gouvernementale sont arrivées dans cette localité pour tenter de construire un bâtiment pour les enfants. Cependant avec la distance et les difficultés dues à l’état de la route, ils ne reviennent plus. La a tenu sa promesse.

Dans nos classes de fortune, les enfants étaient livrés aux reptiles de toutes sortes. Il arrivait même que des enseignants abandonnent les enfants lorsque ces reptiles rentrent dans leur salle de classe. La forte pluviométrie dans cette région, (il pleut en moyenne deux à trois fois dans la semaine) ne rend pas non plus notre tâche aisée. Nous faisons cours que pratiquement deux fois par semaine car l’eau inonde les salles de classe.

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Il est arrivé que des enseignants abandonnent cette école et se font affecter dans des endroits plus faciles d’accès et où l’enseignement est plus aisé. Une année je suis resté le seul enseignant pour les six classes. De plus, avec les travaux champêtres, les enfants ne sont pas suivis correctement par les parents. Plusieurs d’entre eux préfèrent accompagner leurs parents dans les champs à cause des difficultés de l’enseignement. Ils viennent à l’école quand ils le souhaitent.

Les parents, occupés dans les travaux champêtres n’ont pas le temps de leur mettre la pression. Nous faisons également de la sensibilisation à ce niveau. Cette école vient régler de nombreux problèmes dans cette localité. C’est un grand soulagement aussi bien pour nous enseignants que pour les 160 élèves de mon école. C’est l’ensemble des acteurs du système éducatif de la sous-préfecture de Gôh qui est soulagé ».

Roxane Ouattara, envoyée spéciale

Côte d’Ivoire : La fondation ICI au secours des enfants dans les zones cacaoyères

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