Grève au secondaire : Le lycée classique d’Abidjan entre dans la danse et apporte un nouveau souffle à la contestation

Elèves du Lycée classique d'Abidjan
Elèves du Lycée classique d'Abidjan

La reprise des cours pour grève des enseignants, est mitigée dans les établissements scolaires du primaire et du secondaire de Côte d’Ivoire ce lundi 11 mars 2019. Le lycée classique d’Abidjan resté en marge de cette grève depuis lors est rentré dans la danse ce jour.

La reprise des cours ce lundi 11 mars annoncé en grande pompe dans les établissements primaires et secondaires ne semble pas être du goût de plusieurs enseignants. En effet, les cours n’ont pas repris au grand dam des élèves et des parents d’élèves. La grève semble se durcir au contraire.

Et pour cause, les enseignants du lycée classique qui ne se mêlaient pas jusque-là du mouvement de contestation initié par leurs collègues depuis le 20 janvier, sont rentrés dans la danse ce lundi à 8 heures à la suite d’une AG extraordinaire. Ils dénoncent le manque d’action concrète du ministère de tutelle, avant d’appeler à la cessation immédiate de toute activité pédagogique jusqu’à nouvel ordre. Les élèves partis aux cours s’en retournaient chez eux sans heurt à l’instar de plusieurs de leurs camarades des autres villes et communes d’Abidjan.

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C’est le constat fait au lycée moderne d’Anyama, au collège Nangui-Abrogoua d’Adjamé, à San-Pédro, Bouaflé, Issia etc où les élèves ont répondu présents, mais les enseignants ayant décidé de rester chez eux. A Man dans l’Ouest du pays, il y’a eu un affrontement entre des policiers et des élèves du collège moderne. Depuis le 22 janvier 2019, la Coordination des syndicats du secteur éducation-formation de Côte d’Ivoire () a lancé une grève illimitée dans les écoles publiques du primaire et du secondaire.

La COSEFCI, qui rassemble huit organisations syndicales du corps enseignant, exige la revalorisation de leurs indemnités logement, une suppression des cours du mercredi dans le primaire etc. Selon le porte-parole de la COSEFCI, , la paralysie des établissements se poursuivra tant que le ministère de l’Education nationale refusera les négociations. Dans une déclaration, la ministre Kandia Camara assurait pourtant qu’elle est toujours restée ouverte aux discussions, et appelait au sens civique des enseignants.

Karina Fofana

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