Migration clandestine : plus de 19 300 migrants morts en méditerranée

Le porte-parole de l’OIM, Flavio Di Giacomo, a déploré ce vendredi 14 février 2020, la mort de 19 301 migrants dans la méditerranée entre 2014 et 2019.

Selon Flavio Di Giacomo, porte parole de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), 3 283 migrants ont perdu la vie en 2014 dans cet océan, 3 783 en 2015, 5 143 en 2016, 3 139 en 2017, 2 242 en 2018 et 1 319 en 2019. A ces chiffres alarmants, s’ajoutent 63 morts déjà notés jusqu’à la date du 22 janvier 2020.

Flavio Di Giacomo a précisé que la difficulté des migrants pour rentrer sur le sol italien réside du fait qu’il y a un problème de perception de la migration en Europe. Loin d’être un facteur de développement, les migrants sont vus comme des envahisseurs, d’où cette attitude de « racisme », à leur égard, a ajouté le porte-parole de l’OIM.

« Des instituts de statistique font croire que 30% de la population italienne sont des migrants. Mais cela ne relève pas de la réalité. Il n’y a que 7% de la population. Le nombre de migrants arrivés ces dernières années sur le sol italien est de 600 000, c’est-à-dire 1% de la population de l’Italie. C’est ce qui a renforcé la xénophobie, ces dernières années », a-t-il détaillé, déplorant le taux de migrants en Libye encore cloués dans les centres de détention dans des conditions très pénibles.

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Pour la journaliste et membre de l’association Carta di Roma, Anna Pozzi, le phénomène de la migration vers l’Italie a diminué à cause de la crise en Libye et ce sont de nouvelles routes qu’empruntent les embarcations pour arriver en Europe. A cet effet, l’ONG appelle les décideurs européens à faciliter les conditions d’entrées dans leurs pays en vue de faciliter la tâche aux migrants et tous les autres demandeurs.

« Les gens sont bloqués dans les camps et ils ne peuvent pas sortir. Les trafiquants ont choisi d’autres voies. Nous demandons aux pays européens de ne pas continuer à poursuivre la politique de la porte fermée. Il faut créer des voies légales pour que les gens qui arrivent entrent dans la régularité », a-t-elle plaidé.

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Six sites, notamment dans le Centre de Premier Accueil (CPA), le Centre d’accueil de demandeur d’asile (CARA), le Centre de rapatriement (CPR), le Centre d’accueil extraordinaire (CAS), les communautés pour mineur et communautés de protection pour les victimes de la traite sont ouverts en Italie pour accueillir les migrants qui franchissent ce pays.

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