Orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire : une tribune revient sur les alertes de Bédié
Dans une tribune publiée mardi 21 juillet 2026, Nazaire Kadia revient sur les mises en garde de Henri Konan Bédié sur l'Orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire en 2019.
Le conseiller psychologue Nazaire Kadia a publié mardi 21 juillet 2026 une tribune consacrée à l'orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire, dans laquelle il revient sur les mises en garde formulées en 2019 par le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire - Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, aujourd'hui décédé.
Selon l'auteur, les déclarations de l'ancien chef d'État sur ce phénomène avaient suscité des réactions gouvernementales évoquant la xénophobie, sans que les problèmes soulevés soient véritablement débattus à l'époque. Nazaire Kadia soutient que l'orpaillage clandestin, présent dans le nord du pays depuis la tentative de coup d'État de 2002, s'est étendu à l'ensemble du territoire après la crise électorale de 2011, touchant selon lui toutes les régions du pays.
L'auteur évoque les conséquences environnementales du phénomène, notamment l'usage de produits chimiques comme le mercure sur les cours d'eau, ainsi que les risques sécuritaires liés à la présence d'hommes armés sur les sites d'exploitation. Il cite l'affrontement du 12 octobre 2022 entre la gendarmerie nationale et des orpailleurs armés à Kokoumbo, qui avait fait des victimes parmi les forces de l'ordre et les agents des eaux et forêts.
Une référence à des propos du ministre de la Défense
Nazaire Kadia rappelle des propos tenus devant le Sénat par le ministre de la Défense, qui avait indiqué que les statistiques disponibles montraient une présence majoritaire de ressortissants de pays limitrophes parmi les orpailleurs clandestins. L'auteur cite également le chercheur Lassina Diarra, spécialiste du terrorisme et de l'islam, selon qui l'orpaillage clandestin pourrait constituer une source de financement du terrorisme en Afrique de l'Ouest.
Nazaire Kadia conclut sa tribune en estimant que « feu le président Bédié avait donc eu raison très tôt en tirant la sonnette d'alarme », et appelle à un débat apaisé sur la question.