Elvire Joëlle Zouzou, épouse Mailly, conservateur général et directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, demande aux populations de signaler les pratiques illégales touchant les forêts, la faune et l'environnement. Elle s'exprimait mardi 6 octobre 2026 à Abidjan, lors de la tribune d'échange hebdomadaire « Tout Savoir Sur (TSS) », organisée par le Centre d'information et de communication gouvernementale (CICG).
Les actes visés relèvent de la criminalité forestière, faunique et environnementale. Elle a cité l'orpaillage illégal, la pollution des cours d'eau, le trafic d'espèces sauvages, le sciage illégal et le déboisement non autorisé dans les forêts classées. Ces signalements doivent faciliter les missions de la Brigade spéciale de surveillance et d'intervention (BSSI) du ministère.
Sur l'orpaillage illégal, l'État de Côte d'Ivoire s'est donné six mois pour en venir à bout. L'appel s'adresse certes aux forces de l'ordre, mais il concerne d'abord l'ensemble des habitants du pays, selon la responsable. « Nous devons nous en donner les moyens, car les conséquences de cette activité illégale, notamment dans le cas de l'orpaillage illégal, sont préjudiciables à tous », a-t-elle déclaré.

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Cette activité s'exerce souvent dans les cours d'eau et en forêt, ce qui explique que le ministère lie la lutte contre l'extraction clandestine d'or à la préservation de l'eau et du couvert forestier. Mme Zouzou a insisté sur l'enjeu : protéger les ressources forestières et hydriques ainsi que la faune sauvage du pays.
Une brigade de 602 agents
La BSSI s'appuie sur deux unités spécialisées et fortement entraînées. Le commando Jungle intervient en milieu forestier. Le commando nautique opère sur les plans d'eau et les cours d'eau.
L'effectif total atteint 602 agents, dont 37 officiers et 565 sous-officiers. La brigade dispose d'une chaîne de commandement structurée et de services spécialisés. Quatre détachements permanents sont déployés sur le territoire national, à Morondo, Kahankro, Tengréla et Noé.
