Tidjane Thiam livre dans une interview à Alain Foka le 27 juillet 2025 des révélations inédites sur ses rapports avec Ouattara et Jean-Louis Billon.

brise le silence. Dans une interview exclusive accordée à le 27 juillet 2025, le président du dévoile pour la première fois les dessous de sa relation avec le président Ouattara. Des révélations qui éclairent d'un jour nouveau la crise politique ivoirienne actuelle.

L'ancien patron de Credit Suisse, en exil à Paris depuis plusieurs mois, révèle notamment le contenu exact de sa conversation privée avec en août 2022. Une discussion qui pourrait expliquer l'acharnement actuel du pouvoir contre sa candidature présidentielle.

« Ouattara m'a dit : je ne serai pas candidat »

« Il m'a regardé dans les yeux. Il m'a dit, moi, j'ai fini, c'est bon, le mandat, c'est accepté. Je ne serai pas candidat », raconte Tidjane Thiam en relatant sa rencontre avec le chef de l'État à Cocody en août 2022. Cette déclaration fracassante remet en question la version officielle selon laquelle l'opposant aurait promis de ne pas se présenter.

« Ce n'est pas moi le menteur », insiste le leader du PDCI, affirmant que cette conversation avait des témoins contemporains, notamment son frère Aziz Thiam. L'ancien ministre explique avoir même précisé au président : « Il me sera difficile d'être candidat si vous êtes de nouveau candidat ».

Billon définitivement écarté du PDCI

Sur , Tidjane Thiam se montre catégorique dans cette interview du 27 juillet 2025. « Il ne sera pas le candidat du PDCI. C'est tout », déclare-t-il sans détour. L'homme d'affaires franco-ivoirien critique vertement celui qu'il ne considère plus comme un allié politique.

« Pour moi, c'est quelqu'un qui ne se comporte pas de façon adulte et responsable », assène le président du PDCI. Cette sortie marque une rupture définitive entre les deux hommes, mettant fin aux spéculations sur un éventuel plan B si Thiam ne pouvait être candidat.

L'exil et les menaces

Installé en France depuis trois mois, Tidjane Thiam justifie son absence du territoire ivoirien par des menaces directes. « Quelqu'un d'autorisé en Côte d'Ivoire a dit à mon frère : si ton frère met le pied en Côte d'Ivoire, il sera arrêté », révèle-t-il dans cette interview à Alain Foka.

L'opposant évoque également l'enlèvement en plein jour de Kouakou, militant du PDCI, par des hommes encagoulés. « C'est un kidnapping en plein jour, à Cocody, à Abidjan », dénonce-t-il, pointant du doigt un climat de violence politique qu'il juge préoccupant pour l'avenir du pays.

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