Riz avarié au Port d’Abidjan : Un expert du port explique « Comment une marchandise entre sur le marché ivoirien »

Des autorités ivoiriennes dans l'entrepôt où a été déchargé le riz avarié le 19 mars 2019

Un expert exerçant sur la plateforme du Port autonome d’Abidjan avec qui nous avons échangé, hier, nous a indiqué que ce qui s’est passé jusque-là en ce qui concerne le déchargement de riz dont la qualité est actuellement décriée, fait partie de la routine dans le cadre des activités portuaires.

A l’en croire, les procédures sont bien claires et connues de tous. « Lorsqu’une marchandise doit entrer au port, l’armateur (propriétaire), par le biais d’un consignataire local (représentant l’armateur pour les démarches), prend attache avec le port pour annoncer l’arrivée du bateau en précisant ses caractéristiques, la nature de la marchandise et la période. C’est ainsi qu’il est programmé s’il s’agit de produits admis au port.

Et une fois arrivé, le port vérifie les documents internationaux exigés. S’il est en règle vis-à-vis des documents requis, le déchargement se fait par le biais des manutentionnaires pour le stocker dans des magasins indiqués par le port » a expliqué notre interlocuteur qui a requis l’anonymat. Avant de poursuivre en ces termes.

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« Conformément aux règles du port, le propriétaire de la marchandise s’attache les services d’un transitaire qui va vers la douane pour faire la déclaration. La douane fait les premières vérifications de conformité. Si c’est bon, alors le transitaire va vers les services phytosanitaires du ministère de l’Agriculture, pour des analyses relatives à la qualité du produit. Si c’est apte pour le marché ivoirien, alors un certificat est délivré à cet effet. Et sur la base de ce certificat, la douane fait un bon de sortie. Si le produit n’est pas apte pour le marché, un rapport est produit et la marchandise est détruite.

Tout ce processus se passe en zone sous douane. Et dans le cas d’espèce, les procédures sont respectées. Les documents produits étaient conformes. Faisant pas partie des genres de produits autorisés au port, le riz a donc été déchargé et stocké dans des entrepôts en attendant les résultats des services phytosanitaires. S’il est avéré que ce riz est effectivement avarié, un rapport sera fait et la décision que cela implique sera prise et appliquée ».

François Becanthy

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