Sextorsion sur mineurs : un suspect interpellé par la PLCC
La Police de lutte contre la cybercriminalité a interpellé un individu identifié B.A., soupçonné de sextorsion sur deux mineurs résidant à l'étranger.
La Police de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a traité un dossier de sextorsion visant deux mineurs résidant dans un pays étranger. L'affaire a été portée à sa connaissance par une organisation internationale engagée dans la lutte contre la traite des enfants en ligne, dans le cadre de la coopération policière internationale.
Une enquête a été ouverte par la PLCC. Les investigations ont permis d'interpeller un individu identifié sous les initiales B.A., qui a reconnu les faits qui lui étaient reprochés lors de son audition devant les enquêteurs. Il a expliqué avoir créé plusieurs faux comptes sur des réseaux sociaux pour entrer en contact avec ses victimes, en se faisant passer pour une autre personne afin de gagner leur confiance.
Une plainte pour escroquerie de plus de six millions
Une fois entré en possession d'images ou de vidéos à caractère intime, le mis en cause menaçait ses victimes de diffusion publique si elles refusaient de lui verser de l'argent. Confronté aux éléments de preuve réunis par les enquêteurs, il a présenté des excuses pour ses agissements, selon la PLCC.
À l'issue de l'enquête, B.A. a été présenté devant le parquet pour utilisation frauduleuse d'éléments d'identification d'une personne physique, menace de publication de données à caractère sexuel contre mineur et escroquerie en ligne, pour une somme évaluée à 6 559 569,99 francs CFA.
Ce dossier illustre la coopération engagée entre la PLCC et des organisations internationales de protection de l'enfance face à des affaires de sextorsion dépassant les frontières nationales. Ce type de saisine transnationale s'inscrit dans un dispositif plus large de signalement des contenus d'exploitation sexuelle d'enfants en ligne, coordonné entre plusieurs pays. La police ivoirienne rappelle régulièrement l'importance de la vigilance sur les réseaux sociaux, où l'usurpation d'identité reste un mode opératoire fréquent dans ce type d'affaires visant des mineurs comme des adultes.