« Sur les traces d’Houphouët » et « Renaissance » : Un duel à mort entre « mangeurs » du PDCI, selon Nouveau Réveil

Ministres PDCI initiateurs de PDCI-Renaissance

Plus on s’approche de 2020, plus des choses se dévoilent. La course à la présidence qui a été véritablement lancée le 26 janvier dernier avec le congrès constitutif du n’a pas fini de révéler les velléités de part et d’autre. Dans le camp des cadres et militants du -RDA ayant basculé au pour différentes raisons, l’heure, semble-t-il, n’est plus à la cohésion.

Du moins, si l’on en croit les indiscrétions qui nous parviennent depuis quelques semaines. En effet, selon nos informateurs, entre les membres de «  » de Kobenan Kouassi Adjoumani et les membres de « PDCI-Renaissance », le fossé se fait. Bien qu’étant tous au RHDP, chacun a son calendrier et agenda secret : « Certes, ils disent travailler pour la consolidation du RHDP en creusant dans le PDCI-RDA, mais ils n’ont pas la même façon de voir les choses. Mieux, ils se suspectent de plus en plus quant à l’attachement de chaque groupe au RHDP, à Ouattara et à un éventuel successeur de Ouattara. Pour des traceurs (terme pour désigner ceux qui sont dans le mouvement «  ») les Renés (terme pour désigner ceux de « PDCI-Renaissance » ne sont pas sincères quand ils continuent de dire qu’ils sont encore et toujours PDCI-RDA, malgré tout ce qui leur est fait. Pour des Renés, les traceurs veulent être des radicaux qui n’apporteront rien au RHDP », explique un élu (anciennement PDCI) bien ancré au RHDP.

C’est donc à une guerre de positionnement dans l’estime des dirigeants du RHDP et du pouvoir que se livreraient donc ces deux mouvements issus du PDCI-RDA ? Une guerre qui rejaillit indiscutablement sur leurs différentes sorties sur le terrain. De fait, même si leur cible de chasse et de recrutement reste la base du PDCI-RDA, ils ne parlent pas le même langage quand ils sont devant les militants.

Pendant que les traceurs cherchent à séduire et à recruter directement pour le RHDP, les Renés cherchent à convaincre pour le compte de leur mouvement avant de converger les recrues par la suite vers le RHDP. Au-delà de cette guerre de positionnement, il y a en point de mire la posture à prendre au moment du choix de ceux qui pourraient éventuellement suppléer le président Ouattara si jamais il ne rempilait pas pour un troisième mandat.

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Et notre homme de poursuivre : « La politique étant aussi l’art de prévoir, et puisque beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui au RHDP à cause et pour Ouattara, les deux mouvements en sont à se demander où se situeraient-ils si jamais Ouattara n’est pas candidat à un troisième mandat (ce qui est fort probable). En cas donc de la non-candidature du président Ouattara, il faudra alors faire un ticket qui devrait se composer d’un (président) issu du et d’un (vice-président) issu des rangs des mouvements ex-PDCI. Dans ce cas, lequel des mouvements fournirait alors ce candidat ? « Sur les traces » ou « Renaissance » ? Ce sera alors celui qui donnera le gage de réussite… ».

Sur la foi de ce développement fait par notre homme, il va, sans dire, que rien que pour être dans le ticket, les deux mouvements se voient déjà en rivaux, surtout qu’aucun n’entend l’autre le coiffer au poteau. La suspicion est très profonde. Parce que le RHDP avec Ouattara aux affaires aujourd’hui ne sera pas le RHDP sans Ouattara demain. Un jour, avons-nous appris, un très haut dignitaire du RHDP a ouvertement posé à un autre dignitaire ex-PDCI cette question : « Est-ce qu’on peut vous faire confiance même ? ».

Cette question continue d’embarrasser mais aussi d’aiguiser les propensions à se montrer plus royalistes que le roi. Quitte à faire passer celui avec qui on choisit de militer au RHDP comme un bras cassé, un poids mort à vite mettre en quarantaine. Le duel à mort ne fait que commencer

E.P. (Nouveau Réveil)