Annexe fiscale 2026 en Côte d’Ivoire : dormir à l’hôtel coûtera plus cher dès cette année
L'Annexe fiscale 2026 en Côte d'Ivoire impose depuis le lundi 5 janvier une taxe de nuitée aux clients des hôtels et résidences meublées pour gonfler les recettes de l'État.
L'Annexe fiscale 2026 en Côte d'Ivoire vient bousculer les habitudes des voyageurs et des opérateurs du tourisme. Depuis son entrée en vigueur officielle le lundi 5 janvier, une nouvelle ligne apparaît sur les factures : la taxe de nuitée. Cette mesure, qui avait été écartée l'an dernier par les parlementaires, fait un retour remarqué dans le dispositif législatif actuel.
Ce changement intervient alors que l'État ivoirien cherche à mobiliser davantage de ressources pour son budget record de plus de 17 000 milliards de FCFA. Pour les clients, qu'ils soient touristes ou en voyage d'affaires, il faudra désormais mettre la main à la poche au moment de quitter sa chambre d'hôtel ou son appartement de vacances.
Des tarifs calculés selon le standing
La mise en application de l'Annexe fiscale 2026 en Côte d'Ivoire ne laisse aucune place à l'improvisation. Le montant de la taxe est strictement encadré par le texte. Anne-Emmanuelle Sidibé, fiscaliste chez Mondon Conseil International, précise les règles du jeu : « Pour les hôtels, le tarif est fixé en fonction du nombre d'étoiles. Pour les établissements sans étoile, ça fera 500 FCFA par nuitée ».
Les établissements de haut standing sont les plus touchés par la mesure. Les établissements de deux étoiles factureront 1500 FCFA supplémentaires par nuit, tandis que la facture grimpera de 2000 FCFA pour les complexes de trois étoiles et plus. Un coût direct qui pourrait influencer le choix des voyageurs, même si les autorités comptent sur cette manne pour développer les infrastructures locales.
Les résidences meublées d'Abidjan sous pression
Le secteur informel ou semi-formel des logements de courte durée est lui aussi rattrapé par l'Annexe fiscale 2026 en Côte d'Ivoire. Les résidences meublées, très prisées à Abidjan pour leur discrétion et leurs prix compétitifs, doivent désormais collecter cette taxe. « Pour les résidences meublées du district autonome d'Abidjan, ça sera 1000 FCFA par nuitée », souligne l'experte de chez Mondon Conseil International lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise le 6 janvier dernier.
Les propriétaires ont désormais une nouvelle responsabilité administrative. Ils doivent reverser les sommes perçues « au plus tard, le 15 du mois qui suit l'encaissement auprès du trésorier municipal », explique Mme Sidibé. Pour Charles François Groga, associé au sein du cabinet Mondon, l'objectif de cette présentation est clair : « vous permettre de connaître vos obligations nouvelles qui s'imposeront aux contribuables ». Reste à voir si cette ponction fiscale n'aura pas un effet de frein sur la fréquentation touristique dans les mois à venir.
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