Camouflet pour Ouattara à Yakro, les chefs Akoué à Amédé Kouakou : « Que dit Bédié qui nous a demandés de voter Allah Gnissan en 2010 ? »

C’est un camouflet public pour Alassane Ouattara à Yamoussoukro. Alors que le président du a dépêché le ministre auprès des chefs Akouè et Nanafouè, en vue d’obtenir leur adhésion au RHDP, ceux-ci ont ramené ce dernier, vers , qui leur avait recommandé le candidat Ouattara d’alors, qu’ils avaient baptisé Allah Gnissan.

La cérémonie a eu pour cadre la Fondation Félix de Yamoussoukro. Les organisateurs avaient annoncé qu’à l’issue de la rencontre qui s’était passée à huis-clos, une déclaration des 70 chefs allait être lue par un porte-parole. Les journalistes présents ont dû patienter. En vain. Au sortir de la rencontre, ce sont des mines renfrognées qui étaient autour d’Amédé Kouakou et du gouverneur du district , cadre du .

« C’était une rencontre pour expliquer à nos parents, aux chefs, aux jeunes et aux femmes, que ce pays d’Houphouët-Boigny a besoin de paix, de cohésion, qu’il a besoin d’aller de l’avant. Et c’est seulement les enfants d’Houphouët Boigny ensemble, que cela peut se faire. C’est-à-dire qu’avant 1993, il n’y avait ni RDR ni UDPCI ni PIT ni UPCI, tous ces partis étaient au sein du PDCI-RDA. Aujourd’hui, tous ces partis ont décidé de se mettre ensemble à nouveau, et ont décidé de donner le nom du père fondateur au parti », a déclaré Amédé Kouakou, à la presse, se contentant de ne pas aller dans le fond de la rencontre.

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Selon nos sources auprès de la chefferie, la rencontre ne s’est pas déroulée comme l’ont souhaité les organisateurs, parmi lesquels les maires RHDP de Bocanda et de Tiébissou, ainsi que le PCA Bertin Koffi. L’un des chefs présents, qui traduisait un sentiment général a demandé à l’émissaire du président du RHDP, en langue locale, ce que disait Henri Konan Bédié, patron du PDCI.

« C’est lui qui nous a présentés Alassane Ouattara que nous avons baptisé Allah Gnissan. Que se passe-t-il aujourd’hui avec lui, pour que le circuit habituel qu’on utilise pour nous réunir, ne soit pas utilisé aujourd’hui ? », a questionné un chef. Une préoccupation qui a mis dans l’embarras Amédé Kouakou et sa délégation.

Elvire Ahonon