Le quart de finale de la CAN 2025 Côte d'Ivoire – Égypte ce samedi 10 janvier 2026 à Agadir ravive les souvenirs. Le coach ivoirien Emerse Faé retrouve son ancien bourreau de 2006, Hossam Hassan.

L'affiche Côte d'Ivoire – Égypte de ce samedi 10 janvier 2026 n'est pas un simple quart de finale. C'est un voyage dans le temps. Pour Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien, ce match réveille une vieille cicatrice : celle de la finale perdue aux tirs au but en 2006. À l'époque, il était sur la pelouse ; son homologue égyptien, Hossam Hassan, était déjà une légende sur le banc des Pharaons.

« Depuis mardi, je reçois beaucoup de photos où on me voit 20 ans en arrière », s'amuse Faé devant la presse. L'enjeu est clair pour le technicien de 41 ans, propulsé à la tête des Eléphants lors du dernier sacre à domicile. Face à l'Égypte, nation recordman avec 7 titres (visant un 8ème sacre), il veut briser le plafond de verre. « Pour l'instant, il y a 1-0 pour lui, j'ai bien l'intention d'égaliser demain », prévient-il.

Une histoire de famille et de revanche

Au-delà de la tactique, ce duel Côte d'Ivoire – Égypte met en scène deux managements basés sur la fraternité. Si Hossam Hassan ne se déplace jamais sans son jumeau Ibrahim, directeur de la sélection, Faé s'appuie sur son « frère de cœur », Guy Demel. Cette complicité est le ciment du vestiaire ivoirien. « Le président savait que Guy était mon grand frère et qu'on ferait de grandes choses tous les deux », confie le sélectionneur.

Mais le terrain reste la priorité. Faé connaît le vice des Pharaons, capables de plier sans jamais rompre. « J'aurais pu remettre les images de 2006, ça aurait été exactement pareil », ironise-t-il pour souligner l'incroyable stabilité du style égyptien. Dans ce match Côte d'Ivoire – Égypte, les détails feront la différence. Les partenaires de Mohamed Salah, sereins à Agadir, comptent sur leur expérience pour éteindre le feu ivoirien.

L'impact d'une qualification pour le pays

Pour les supporters à Abidjan comme à Bouaké, ce match Côte d'Ivoire – Égypte est le véritable test. Une victoire propulserait le pays dans une ferveur nationale comparable à celle de 2024. Hossam Hassan, de son côté, mise sur sa force tranquille : « Travailler avec Ibrahim me donne une force particulière. Son rôle m'a facilité beaucoup de choses ». Les deux camps sont prêts, les dispositifs sont en place.

Le football africain attend ce choc avec impatience. Si la Côte d'Ivoire parvient à écarter l'ogre égyptien, la route vers une quatrième étoile s'ouvrirait sérieusement. Mais attention, l'Égypte version 2025-2026 reste ce bloc de béton qui ne lâche rien. Le coup d'envoi à 19h sera le point de départ d'une explication de texte que tout un continent s'apprête à dévorer. Vingt ans après, le match retour peut enfin commencer.

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