Côte d’Ivoire : Les enseignants du primaire et du secondaire décrètent une grève illimitée

Les responsables de la Cosefci maintiennent leur mot d'ordre de grève

Le porte-parole de la Coalition du Secteur Education Formation de Côte d’Ivoire(), a fait une déclaration le mercredi 6 mars 2019. Il affirme n’avoir rien obtenu des négociations et compte poursuivre la grève jusqu’à ce que le gouvernement satisfasse leurs revendications.

La Cosefci en grève depuis le 22 janvier 2019, compte poursuivre le mot d’ordre. « Alors, nous poursuivons la grève jusqu’à ce que le gouvernement décide de satisfaire nos revendications. Nous ne voulons plus discuter avec des seconds couteaux », a prévenu Pacôme Attaby. « Désormais, nos interlocuteurs doivent être la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, le ministre de la Fonction publique et celui du Budget », fait-il savoir.

« Nous poursuivons la grève jusqu’à ce que le gouvernement décide de satisfaire nos revendications. Nous ne voulons plus discuter avec des seconds couteaux»

En faisant le bilan des discussions et rencontres avec les autorités gouvernementales les responsables de la Cosefci ont constaté, « qu’il n’était que du dilatoire et n’a rien donné, mais bien au contraire tenté de jeter le discrédit sur les enseignants en grève».

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Pacôme Attaby et ses camarades ont dénoncé les violentes répressions contre les enseignants et a condamné les cas graves d’atteintes à la liberté syndicale pendant cette assemblée générale. Cela se justifie selon eux par les suspensions ou ponctions de salaires opérés contre plusieurs d’entre eux, les agressions et les menaces.

«« Désormais, nos interlocuteurs doivent être la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, le ministre de la Fonction publique et celui du Budget ».

Notons que la grève entamée par la Cosefci porte sur les points suivants : la revalorisation des indemnités de logement des instituteurs et professeurs du secondaire ; la suppression des cours de mercredi matin dans le primaire ; le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires en Côte d’ivoire et la rémunération de la surveillance de ces examens ; le paiement des cinq-cents mille (500 000) francs CFA par enseignants ex contractuel au titre de ses émoluments non perçus de janvier 2014 à mai 2014 et l’intégration à la fonction publique des quatre-vingt-dix-sept d’entre eux radiés en 2014 pour fait de grève ; la suppression de l’emploi d’Instituteurs Adjoints.

Karina Fofana