Le ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique (MENAET), N'Guessan Koffi, a présidé samedi 22 août 2026 les cérémonies de clôture de la deuxième session de formation des enseignants contractuels des promotions 2025 et 2026. Les cérémonies se sont tenues à l'amphithéâtre du Lycée technique et professionnel d'Ebimpé et au Centre d'animation et de formation pédagogique (Cafop) d'Anyama.
Cette session concerne 4 900 professeurs contractuels de collège et de lycée. Le ministre a présenté ce recrutement comme exceptionnel, destiné à combler le déficit d'enseignants observé notamment en mathématiques et en physique-chimie, deux disciplines identifiées comme prioritaires par le département ministériel. Les nouveaux contractuels doivent prendre leurs fonctions dès la rentrée scolaire 2026-2027, sur l'ensemble du territoire ivoirien.

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Dans son adresse aux auditeurs, N'Guessan Koffi a salué leur choix de rejoindre les rangs de l'enseignement public ivoirien et leur disponibilité à servir dans l'ensemble des régions du pays, y compris les localités les plus enclavées. Il a rappelé l'engagement du président de la République, Alassane Ouattara, et du gouvernement à faire du secteur éducation-formation le socle de la transformation qualitative de la Côte d'Ivoire, un objectif affiché depuis plusieurs années dans les politiques publiques du secteur.
Une formation prévue sur deux ans
Le ministre a invité les professeurs contractuels à poursuivre leur autoformation tout au long de leur carrière, estimant qu'aucun cursus universitaire ni aucune grande école ne transmet l'intégralité des savoirs nécessaires à l'exercice du métier d'enseignant. Il les a exhortés à approfondir en continu leur maîtrise disciplinaire, au-delà des acquis de leur formation initiale.
Cette deuxième session, qui a duré un mois, s'inscrit dans un dispositif de renforcement des capacités réparti sur deux ans, organisé à intervalles réguliers ou en alternance. Le MENAET avait déjà recouru à ce type de formation accélérée lors des précédentes vagues de recrutement de contractuels, une réponse récurrente à la pénurie d'enseignants dans les filières scientifiques du secondaire ivoirien.
