Guillaume Soro révèle : « Depuis 2012, des proches me disaient que je serais trahi, je n’y croyais pas, ils ont eu raison »

Guillaume Soro et Alassane Ouattara du temps de l'entente cordiale

L’ex-président de l’Assemblée nationale , par ailleurs, président du Comité politique, a reçu, à sa résidence d’Abidjan, le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire () conduit par son président, .

Par votre présence, vous démontrez que nul n’est besoin d’être président d’Institution pour que vous soyez attirés par nous. Par votre présence, vous montrez que vous n’êtes pas attachés à des postes, que vous êtes des femmes et des hommes de conviction.  Je tiens à vous féliciter.

Je crois que dans la vie, il faut être honnête et transparent. Ce n’est pas moi qui ai créé le MVCI. Il faut que vous le sachiez. C’est Félicien Sékongo. Il a été plus vigilant que moi, je dois le reconnaître humblement. Quand il voulait le créer, je me suis opposé, je ne voulais pas. Mais il a revendiqué le droit de la désobéissance aux aînés, à l’aîné que j’étais. Et il a créé d’abord le MVCI en tant que mouvement. Je dois avouer, était-ce de la naïveté ou un manque de vigilance, il est venu me voir, il m’a dit : ‘’mais patron, tu ne vois pas qu’on va te trahir ?’’.

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Il a dit qu’il faut qu’on mette en place un mouvement sinon « tu vas être trahi ». Je lui ai dit, Sékongo, tu sors d’où avec de telles suppositions ? On était autour de 2012. En ce moment, moi, j’étais en toute dévotion et amour aveugle. (…) Je lui ai dit que moi je suis en confiance, que je n’avais pas besoin de mouvement. Et puis, il est parti, il a créé le mouvement. Une deuxième fois, je l’ai reçu, lui et Kanigui, c’était en 2014. Ils me disent que les gens sont en train de me trahir.

Je leur ai répondu que moi je suis en parfaite harmonie avec le président de la République, on se voit régulièrement, une fois par semaine, on parle. Je n’ai pas réussi à les convaincre. Aujourd’hui, en voyant ces hommes et ces femmes assis ici, venus de toute la Côte d’Ivoire, le devoir d’honnêteté m’oblige à dire qu’ils ont eu raison avant moi.

Ils ont eu la lucidité nécessaire, l’intelligence politique de s’organiser. Et aujourd’hui, imaginez que tous ces mouvements n’existaient pas, quand je vois certaines personnes qui font des déclarations, à vouloir récréer l’histoire de la Côte d’Ivoire, mais je serais du menu-fretin…

Prince Beganssou

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