La capitale guinéenne se réveille sous haute tension. Les forces de sécurité déploient un dispositif massif pour empêcher la manifestation de l'opposition.

Conakry vit au rythme des patrouilles militaires ce lundi. Les forces de sécurité, appuyées par des blindés et des pick-up, sillonnent les artères de la capitale pour faire respecter l'interdiction de manifester imposée par les autorités.

Le ministre de l'administration du territoire, El Hadji Ibrahima Kalil Condé, mobilise un dispositif exceptionnel. Les forces de l'ordre reçoivent instruction de disperser tout rassemblement et d'ordonner aux habitants de rester chez eux.

Une capitale sous tension

Les quartiers traditionnellement contestataires sont particulièrement surveillés. À Koloma, les autorités procèdent à l'arrestation d'un leader de l'UFDG et de plusieurs manifestants lors d'affrontements nocturnes.

Les Forces vives de maintiennent leur mobilisation malgré l'interdiction. Le collectif d'opposition exige le départ de la junte militaire au pouvoir depuis le renversement du président Alpha Condé en 2021.

La promesse d'une transition politique s'éloigne. Le général annonce une « année électorale » pour 2025, sans calendrier précis, abandonnant l'engagement initial d'un retour aux civils fin 2024.

L'opposition dénonce un bilan répressif : plus de 60 manifestants tués selon les Forces vives, disparitions de militants, emprisonnements d'opposants et restrictions imposées à la presse.

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