Gnamien Konan répond à ses détracteurs : « Le RDR a participé au gouvernement Gbagbo mais l’a combattu »

Gnamien Konan, président fondateur de La Nouvelle Côte d'Ivoire
Gnamien Konan, président fondateur de La Nouvelle Côte d'Ivoire

Accusé par des militants du , d’avoir « mangé » avec , pour avoir siégé dans son gouvernement, répond à ses détracteurs . »Le a participé au gouvernement Gbagbo mais l’a combattu ». Interview Gnamien Konan après le lancement de son mouvement, La nouvelle Côte d’Ivoire (), ce samedi 28 avril 2018.

Monsieur le Président, pouvez-vous nous dire ce qui a motivé la création de ce mouvement politique ?

La création de La Nouvelle Côte d’Ivoire, répond à une nécessité, à une soif de changement exprimé publiquement, à haute voix comme à voix basse par tous les ivoiriens. Vous connaissez l’expression « ivoirien nouveau », ça symbolise la soif du changement. Nous sommes convaincus que si nous poursuivons le développement sur le même chemin, nous n’allons pas y arriver. Nous avons vraiment besoin de rupture.

« En général quand vous faites la politique, vos adversaires vous trouvent un défaut, jamais sur l’essentiel. Le RDR a participé au gouvernement du président Gbagbo jusqu’à la fin, pourtant ils l’ont combattu »

Pouvons-nous savoir s’il y a des alliances qui vont être scellées avec des partis politiques frères ?

C’est une question qui vient trop tôt. Cela fait 2 mois que nous existons. Il faut que nous fassions les quatre pattes, que nous nous mettions debout, qu’on commence à courir et que les autres voient qu’on défend les même idéaux qu’eux puis, naturellement nous allons nous rapprocher.
C’est une question de valeur. Nous tenons à débarrasser la Côte d’Ivoire de la corruption. Est-ce que tout le monde est prêt à suivre ce chemin ? On verra bien les alliances qui seront possibles. Nous ne sommes pas fermés à des alliances.

Vous voulez le changement, vous voulez gouverner. Avez-vous des hommes avec vous ?

Quand vous regardez le gouvernement actuel, il y a des personnalités de très bon niveau, je dirais même des experts qui n’étaient pas au départ avec le Président actuel. Il y a certains qui sont venus de la société civile. Je pense que la société civile renferme beaucoup de valeur dont on peut se servir.

Ce qui consiste à venir au pouvoir avec ses militants et à gouverner avec ses militants, personnellement je n’y crois pas. C’est un mal nécessaire. Je ne voulais même pas créer un mouvement, parce qu’à la fin quand vous gagnez, vous êtes obligé de récompenser les gens même s’ils n’ont pas le niveau. Donc, c’est une bonne chose d’avoir un mouvement et même temps de dire aux gens que ce n’est pas parce que vous êtes dans le mouvement que vous allez forcément être au gouvernement ou bien directeur général. En Côte d’ivoire il y les hommes même mieux que moi.

On dit que vous avez « mangé » avec le président Alassane Ouattara, aujourd’hui vous dénoncez la corruption. Pourquoi n’avez-vous pas démissionné ?

En général quand vous faites la politique, vos adversaires vous trouvent un défaut, jamais sur l’essentiel. Le RDR a participé au gouvernement du président Gbagbo jusqu’à la fin, pourtant ils l’ont combattu. Ils étaient candidat contre lui, ils ne se sont pas arrêtés là ils sont même allés au-delà.

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Le , le RDR et le étaient dans le gouvernement de . On est toujours dans le gouvernement de quelqu’un. Je pourrais dire tant mieux on apprend. Si c’était à refaire, je le referais. Avoir siégé dans un gouvernement pour savoir comment fonctionne un conseil de gouvernement, comment fonctionne un conseil des ministres, comment on prend les décrets, c’est très important et chacun assume les actes qu’il a posés.

J’étais au gouvernement en tant que ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, je souhaite que les Ivoiriens me jugent sur ce poste que j’ai occupé. Je suis passé à l’Enseignement supérieur, qu’on me juge sur ce poste. Au Logement, c’est plus difficile parce que je n’ai fait que 10 mois. J’ai fait un rapport, j’ai fait des propositions qui n’ont même pas connu un début d’application et je suis parti du gouvernement.

Prince Beganssou

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