Irrégularités, tentatives de fraudes, violences : La Poeci met directement en cause la CEI

Violences à Lakota
Violences à Lakota

La Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire (), organisation non partisane et spécialisée sur les questions d’observation électorale et de promotion de la démocratie, participe au suivi des différents processus électoraux en Côte d’Ivoire depuis sa création en 2015 notamment celles du samedi 13 octobre 2018.

La Poeci dénonce plusieurs irrégularités et met en cause la , la structure en charge des élections. Selon les résultats d’observation de la Poeci des élections régionales et municipales du 13 octobre 2018 sur l’ensemble du territoire, beaucoup d’irrégularités ont été observées. Notamment dans la commune de où trois bureaux de vote échantillonnés n’ont pas été ouverts en raison de l’absence des agents électoraux.

Le dimanche 14 octobre 2018, le lendemain des élections, sur la base des informations recueillies auprès de ses 759 observateurs et observatrices, la Poeci avait produit une déclaration préliminaire sur le déroulement du vote, relevant que l’élection s’était bien déroulée dans l’ensemble mais sur fond de tensions.

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Elle avait pu confirmer 291 incidents critiques dont quatorze cas d’interdiction aux observateurs et observatrices Poeci de rester dans les bureaux de vote tout au long de la journée, 87 incidents faisant état de manque de matériel électoral, principalement isoloir, kit d’authentification biométrique et encre indélébile.

79 incidents faisaient état de suspension des opérations de vote pendant plus de 30 mn. Par ailleurs la Poeci a déploré le climat de tension et de violences ayant accompagné ces élections régionales et municipales qui ont entraîné des pertes en vies humaines, des destructions de biens privés et publics, des actes d’intimidation, des achats de conscience, des manipulations et tentatives de manipulations des résultats.

L’immixtion de l’Exécutif dans certaines circonscriptions électorales, la pression et le trafic d’influence sur les agents électoraux et les menaces et autres violations des droits humains ont de plus été observés pendant la campagne électorale, le jour du scrutin et pendant la période post-électorale ont été relevés.

« La Poeci dénonce la manière dont certaines Commissions électorales locales ont fonctionné, rendant les résultats proclamés suspicieux « 

A , une personne a été tuée et de nombreux blessés et des destructions de biens publics et privés ont été enregistrés le jour du scrutin. En outre, de nombreuses rumeurs d’affrontements entre sympathisants, d’attaques sur des personnes et des biens, d’intimidations ont circulé au sein des populations et sur les réseaux sociaux.

De plus, l’environnement postélectoral a été marqué par deux morts à Séguela, un à et de nombreuses manifestations de contestation avant et après la proclamation des résultats provisoires par la CEI. La Poeci dénonce la manière dont certaines Commissions électorales locales ont fonctionné, rendant les résultats proclamés suspicieux dans certaines régions et municipalités sans une traçabilité des procès-verbaux et des résultats s’y rapportant.

Karina Fofana

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