Le Conseil des ministres de Côte d'Ivoire, réuni mercredi 5 août 2026, a adopté un décret portant création du Fonds National de Lutte contre les Maladies et les Urgences Epidémiques (FNLMUE). Le texte a été présenté par le ministère de la Santé, de l'Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le ministère de l'Economie, des Finances et du Budget, le ministère des Ressources Animales et Halieutiques et le ministère du Portefeuille de l'Etat et des Entreprises Publiques.

Le décret transforme le Fonds National de Lutte contre le Sida (FNLS) en un Etablissement Public National à caractère administratif, social, culturel et environnemental, désormais dénommé FNLMUE. Cette évolution du statut vise à renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques et aux crises sanitaires.

INFAS et CNEPTIR : deux décrets adoptés en Côte d’Ivoire
Le Conseil des ministres ivoirien a adopté mercredi 5 août 2026 deux décrets réorganisant l’INFAS et le CNEPTIR en établissements publics hospitaliers nationaux.

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Selon le gouvernement, la nouvelle structuration du fonds doit permettre de diversifier les sources de financement, d'optimiser l'allocation des ressources et d'améliorer la gouvernance de l'établissement. Ces changements s'accompagnent d'un élargissement du périmètre d'intervention, jusqu'ici centré sur la lutte contre le VIH-Sida.

Un périmètre étendu à plusieurs pathologies

Le FNLMUE couvrira désormais d'autres programmes prioritaires, dont la tuberculose, le cancer, la nutrition, ainsi que la santé maternelle et infantile. Le fonds est également chargé de faire face aux éventuelles urgences épidémiques, un enjeu accru depuis les épisodes de fièvre Ebola et de Covid-19 survenus dans la sous-région ces dernières années.

Le FNLS avait été créé pour centraliser le financement de la riposte ivoirienne contre le VIH-Sida, dans un contexte de baisse progressive des financements internationaux dédiés à cette pathologie. Sa transformation en FNLMUE traduit une volonté de mutualiser les ressources disponibles entre plusieurs priorités sanitaires du pays.